lundi 31 juillet 2017

Cinéma I wish / Sales gosses


Film d'horreur pour ados adeptes de Destination finale, I wish fait le boulot du suspense un peu réchauffé, du sang qui gicle et des sursauts attendus en y ajoutant une bonne couche d'humour - pas toujours volontaire - pour égayer tout ça. Entre potes, le résultat donne une bonne tranche de rigolade pour un nanar où l'héroïne cumule les décisions stupides.

La colo pour vieux de Sales gosses permet un affrontement générationnel plutôt plaisant avec un groupe de petits vacanciers chiants comme la lune mais au final attachants. L'humour reste gentillet et aurait selon moi mérité de pousser plus vers une acide dérision, on sent que les gags n'ont pas été lancés à fond. Bonne histoire et bons acteurs cependant.

vendredi 28 juillet 2017

Mon jeu du moment: Ace Attorney Spirit of Justice


L'avocat aux cheveux en pétard est récemment revenu dans mes mimines pour sa sixième aventure, seconde sur 3DS, et je remets illico ma panoplie de justicier du barreau pour sauver ces pauvres victimes d'accusations erronées. Un vrai bonheur de découvrir un nouvel opus de cette série qui me passionne tant, Spirit of Justice mêlant habilement habitudes et nouveautés.


Comme dans son précédent épisode, on y incarne ici non seulement l'inimitable Phoenix Wright mais également ses associés Apollo Justice et Athéna Cykes, chacun possédant ses particularités propres en termes d'interrogations - Phoenix: bluff et détection de secrets, Apollo: met à mal les tics des suspects, Athéna: utilisation d'un gadget basé sur les émotions. Le petit plus de ce nouveau jeu est que l'action se situe majoritairement dans un nouveau pays où le système judiciaire diffère de celui auquel on est habitué, et par conséquent met en scène un mécanisme de visions basé sur les dernières choses vue par la victime avant sa mort. De quoi modifier notre perception du mot témoignage et nous faire chauffer les neurones afin de démonter l'indémontable (les visions sont réelles, infalsifiables).


L'histoire envoie Phoenix dans le Royaume de Khura'in où son ancienne assistante, Maya, a passé les dernières années au temple afin de devenir prêtresse, son entraînement prenant désormais fin (elle nous aura manqué au précédent titre, la petite). A peine arrivé, un meurtre est commis en ville et un jeune garçon accusé y risque la peine de mort; autant dire que Phoenix n'hésite pas à voler à son secours décidant de le représenter au tribunal. Ce qu'il ignore alors, c'est que la loi en ce pays place l'avocat et l'accusé sur un pied d'égalité, et le sort du premier se retrouve réservé aussi au second; autant dire que la peine maximale est désormais encourue par l'avocat s'il ne parvient pas à défendre son client. Tendue, comme situation.


Au même moment, Apollo et Athéna gèrent les affaires au bureau et se retrouvent à enquêter sur un homicide lors d'un tournage télévisé de magie, auquel participe Trucy Wright la fille adoptive de Phoenix, qui en est l'accusée. Une investigation ardue dans le milieu des illusions qui en rendra fou plus d'un. Voila donc le bref synopsis des deux premiers chapitres de cet épisode qui en compte cinq de base, plus un sixième en contenu additionnel.


Le plaisir de retrouver cette galerie de personnages est toujours présent, et les nouveaux venus se trouvent être forts intéressants. Les enquêtes valent leur pesant de cacahuètes et feront bouillir bien des méninges, l'alternance des héros et de leurs compétences nous évitant toute redite. Les scénarios sont encore une fois extrêmement bien construits et l'humour y est omniprésent. Que du bonheur que je dis! Bon, si Capcom pouvait nous retraduire ça en français comme à l'époque de la DS ce serait encore mieux, parce que le titre n'est donc, comme pour Dual Destinies, qu'en anglais et j'en connais que ce simple fait rebute bien. Mais si comme moi ce n'est qu'accessoire et pas repoussant pour un sou: foncez, c'est toujours excellent!

jeudi 27 juillet 2017

Cinéma Valérian / La Colle


Très attendu retour à la S-F de Luc Besson avec l'adaptation de cette célèbre bande dessinée, et loin des critiques assassines qu'il a reçu de la presse US (et un peu ici) c'est bel et bien un grandiose space opéra qui nous est livré, techniquement irréprochable, sans temps mort et joué par un duo de comédiens épatants. Valérian nous en met plein les yeux - pas vu de si belle 3D depuis fort longtemps - avec une histoire fort agréable à suivre de surcroît. L'un des hits de l'été.

Piégé dans une boucle temporelle. Du déjà vu oui, mais dans La Colle le point de vue du lycéen et tous les ressorts comiques que l'on tire du groupe de cassos qui l'y accompagne vaut vraiment notre intérêt tant le filon est bien exploité. On n'échappe certes pas à bon nombre de stéréotypes, pourtant l'humour faisant mouche et les différentes réflexions pour se sortir de cet espace-temps sans fin valent vraiment le coup d'oeil.

lundi 24 juillet 2017

Cinéma Dunkerque / Baby Driver


Je l'attendais comme le film de l'année le dernier Nolan, mais la déception que fut Dunkerque est rude et sans appel: trois séquences tournées sous différents points de vue montrées en boucle, une histoire et des dialogues tenant sur deux lignes, un montage indigeste sans logique temporelle, une ville vue deux minutes. Alors certes la mise en scène reste belle et le grand écran nous en met plein les mirettes, mais quand l'intérêt frôle le néant on n'en a en fait rien à battre. Difficile de se dire que c'est le génie derrière Interstellar, Batman et Inception qui nous a pondu cette purge.

Si vous pensez logiquement aller voir une comédie par le réalisateur de Shaun of the Dead et Scott Pilgrim, détrompez-vous car Baby Driver est en réalité un film d'action sévèrement burné, sorte de Transporteur sous perfusion. Long au démarrage, il nous emmène ensuite dans une histoire de braqueurs simple mais efficace où l'hémoglobine coule à flot. Pas le film attendu et pourtant une belle surprise.

samedi 22 juillet 2017

Cinéma: The Circle


The Circle, c'est une critique au vitriol de tout ces grands groupes de réseaux sociaux qui souhaitent asservir les populations, pointant du doigt chaque danger que toutes les nouvelles technologies et puissants médias sont pour nous, à commencer par l'inévitable perte du respect de notre vie privée. Un film subtilement mené nous contant les premiers pas d'une nouvelle recrue dans cette gigantesque entreprise, qui fait foncièrement réfléchir sur le sens du partage de nos activités. Excellente surprise.

vendredi 21 juillet 2017

Mon jeu du moment: Uncharted 4


La série démarrée en 2007 sur Playstation 3 (3 opus et 1 court-métrage d'animation PS3, 1 jeu Vita,) était fortement attendue dans sa première itération PS4, les p'tits gars de Naughty Dog ayant toujours créé des titres à la fois funs, longs et extrêmement beaux. Les nouvelles aventures de Nathan Drake se révélaient pleines de promesses, et toutes ont été tenues sur cette console qui offre un parfait terrain de jeu à des développeurs talentueux qui multiplient les bonnes idées.


Petit débrief simple de l'histoire: Nathan s'est posé avec sa compagne, a arrêté les chasses aux trésors de par le monde, mais va repartir pour une ultime quête dans le but de sauver son frère qu'il croyait mort quinze ans auparavant. C'est donc parti pour la recherche d'un fabuleux trésor de pirates, jeu de pistes tumultueux qui nous fait parcourir le monde, mais attention car d'autres aussi désirent à tout prix mettre la main sur le butin. L'histoire nous fait donc faire la connaissance de Sam, la frère aîné de Nathan, mais réunit aussi l'équipe de base des Uncharted composée de Sully et Elena; quant aux méchants de l'histoire, ils sont eux aussi plutôt charismatiques.


Uncharted 4 se veut moins action que ses prédécesseurs et plus exploration, et nous fait visiter de nombreux lieux fortement variés tels des îles sauvages, les montagnes d'Ecosse, une prison mais aussi des lieux plus civilisés (un manoir italien) et j'en passe. Jamais on n'avait autant voyagé dans la série, et c'est un pur bonheur de vagabonder entre ces différentes ambiances, subtilement mené par un scénario haletant et une mise en scène d'envergure. L'ennui est aux abonnés absents, les coups de théâtre se succèdent, l'intrigue nous surprend souvent, les dialogues sont savoureux; en bref l'Aventure telle qu'on l'aime.


Chaque niveau est comme d'habitude truffé de trésors cachés ici et là, une vraie ode à la recherche et à l'observation pour le chasseur de trophées et de 100%. Du côté des nouveautés, Nathan peut désormais conduire des véhicules (bateau, moto, 4x4) et nager sous l'eau, une variété bienvenue dans notre périple. Les scènes d'action maintenant: même si elles me paraissent moins nombreuses que dans les précédents épisodes, elles sont fichtrement trippantes et classes dans leur conception, les niveaux étant subtilement étudiés pour ces fusillades d'anthologie. Il est toutefois recommandé tant que possible d'utiliser l'approche furtive (merci les hautes herbes) pour éliminer un maximum d'ennemis avant que les hostilités ne commencent, tant alors ça flingue de partout.


Il était attendu - surtout après la conception de The Last of Us à l'ambiance bien différente - et il n'a clairement pas déçu: Uncharted 4, c'est le jeu d'aventures à l'état pur, du Hollywood à tout va, le blockbuster qui nous en met plein les mirettes (et pas que visuellement), des personnages formidables servant une histoire simple mais racontée avec talent. Rien à jeter, tout y est bon. Viva Nathan et ses compagnons!



lundi 17 juillet 2017

Cinéma Spider-Man Homecoming / Hirune Hime


Nouvelle relance de la franchise avec ici le super-héros affilié à l'univers cinématographique Marvel, et je dois dire que de ce point de vue là c'est une belle réussite. Autre point positif du film: l'excellent Michael Keaton en Vautour, juste parfait. Après, le film cible un public jeune et met le paquet sur l'humour au dépend d'émotions inexistantes, ses scènes d'action sont franchement moyennes et notre nouveau Spidey se la joue moins sobre que ses prédécesseurs. En bref, Spider-Man Homecoming est très différent des adaptations antérieures du comics, fortement orienté ado; et là je dis juste à chacun de se faire son avis là-dessus.

Hirune Hime, Rêves éveillés, c'est une histoire simple narrée de façon plus complexe, l'histoire d'une ado qui cherche à aider son père qui a des problèmes, mais qui lorsqu'elle s'endort devient une autre personne dans un monde fantastique empli de magie. Et le film alterne entre rêves et réalité, un peu déroutant au début puis on fini par s'y faire. Très joli, un peu poétique, plutôt bien rythmé, assez drôle: un bon film dont je n'avais pas entendu parler.

dimanche 16 juillet 2017

La semaine du gamer


Cette semaine, je ne me suis concentré que sur un seul jeu - mais quel jeu! - et il s'agit de Uncharted 4. Des scènes d'action moins nombreuses que par le passé mais alors tonitruantes, de l'aventure autour du monde et de la découverte en pagaille, une narration toujours exemplaire et de la variété dans les chapitres, une durée de vie comme d'hab' dépassant tranquillou les 20h de jeu; bref de quoi m'occuper à plein temps!

mardi 11 juillet 2017

Cinéma Moi, Moche et Méchant 3 / Mon Poussin


Premier film excellent, second plutôt bon, spin-off décevant, la série n'allait pas en s'améliorant et ce Moi, Moche et Méchant 3 ne relève malheureusement pas le niveau avec son scénario partant en tous sens et ses nouveaux personnages pas attachants pour un sou. Les Minions - qui ne servent pas l'histoire - restent l'élément comique numéro 1 d'un film qui tente la combinaison comédie / espionnage / émotions avec maladresse. Gru faisait mieux quand il était vraiment méchant.

Un ado en pleine crise de coeur brisé, des parents prêts à tout pour le remettre d'aplomb, un postulat simple prompt à de nombreux gags pour Mon Poussin et un résultat satisfaisant à défaut de vraiment nous plier en quatre. Plein de bonnes idées mais un manque de jusqu'au boutisme qui empêche le vrai délire. Bien, mais pouvait mieux faire.

lundi 3 juillet 2017

Test: A King's Tale Final Fantasy XV


L'univers de Final Fantasy XV ne se contente pas du seul jeu mais englobe, à l'instar des septième ou treizième épisodes, d'autres aventures allant même jusqu'au cross-media. Ainsi, en plus du film Kingsglaive, de la mini-série d'animation Brotherhood et du récent jeu sur smartphone Les Empires, un autre titre, préalablement réservé aux acquéreurs de la version collector, est apparu gratuitement pour tous: A King's Tale.


Le jeu est alors un beat them all dessiné façon 16 bits, plutôt court (une grosse heure environ) et franchement bon dans sa prise en main dans un genre qui a disparu sous cet aspect depuis bien longtemps. On y incarne le roi Régis entouré de trois de ses valeureux guerriers partis taper du monstre en dehors du château, l'histoire étant racontée par Régis à son jeune fils avide de contes aventureux.


Le gameplay lorgne clairement du côté des hits d'antan mais y ajoute un ingrédient indispensable à tout bon FF: la magie. En plus de donner divers coups d'épée et de bouclier aux effets divers selon les ennemis - et riches en combos - Régis peut aussi utiliser des sorts élémentaires durant les combats. De plus, une jauge d'amitié lui permettra une fois les conditions requises de faire appel à ses comparses pour donner de violentes attaques aux adversaires; un système d'invocation en quelque sorte.


Avec son design pixel art très réussi et son gameplay instinctif, A King's Tale fait office d'un bon défouloir dans l'univers de Final Fantasy XV même s'il n'apporte rien scénaristiquement parlant à cet univers. Juste dommage qu'il soit si court, mais en même temps il est gratos.

dimanche 2 juillet 2017

La semaine du gamer


Final Fantasy XV est revenu dans ma console, sa voiture en mode hors-piste et l'épisode Prompto y étant pour beaucoup, ainsi que son très bon beat them all rétro A King's Tale. Sinon, j'ai fini de me triturer les méninges sur Lara Croft Go et continue d'enquêter avec Ace Attorney: Spirit of Justice.

Test: Lara Croft Go


Voila un titre très agréable sorti il y un bon moment maintenant sur lequel je me suis lancé, attiré par la franchise Tomb Raider dont je suis fana depuis ses débuts, et qui propose un gameplay différent de ceux auxquels on était plutôt habitués. Lara Croft Go fait la part belle aux casse-têtes au profit d'une histoire juste inexistante.


Le but du jeu est simple: traverser les différents niveaux en franchissant les obstacles dressés contre nous avec pour contrainte une avancée au tour par tour sur des chemins prédéterminés. Le timing est primordial dans le titre, les essais seront nombreux, les pièges de plus en plus corsés tant dans l'agencement des niveaux (leviers, sols effrités, interrupteurs, scies circulaires...) que dans le bestiaire rencontré (serpents et autres araignées).


S'il n'y a ici aucun scénario à se mettre sous la dent - Lara visite des grottes en quête d'artefacts - on trouve par contre de nombreux objets disséminés un peu partout dont la totale obtention me semble juste irréalisable tant ces items sont fichtrement bien planqués. En récompense, on débloquera par exemple de nouvelles tenues pour l'aventurière; et un sentiment de grandeur pour les hardcore gamers.


Plutôt long pour son format, triturant bien nos méninges, Lara Croft Go fait le job du jeu qui fait passer le temps sur un court trajet, très adapté au format portable (bien que le titre soit également sorti en mode salon).

samedi 1 juillet 2017

Cinéma The Last Girl / Sans Pitié


Cinéma d'horreur zombifié fortement tendu, The Last Girl prend à la gorge le spectateur dans un monde moderne post-apocalyptique, très fortement pompé sur le jeu vidéo à succès The Last of Us. Le plagiat est évident pour les connaisseurs, mais les simples cinéphiles apprécieront une histoire aisée à suivre et bien interprétée, ainsi qu'une oppression de tous les instants. Et pour tous, un excellent film d'horreur-action.

L'affiche annonce le film comme tarantinesque, et c'est exactement ce qui attend le spectateur en salle avec: une histoire de flic infiltré dans la mafia, de l'action sauvage, un visuel hors du commun, une narration mélangeant les actes dans le temps, pas un moment pour s'assoupir. Sans Pitié ou la confirmation de l'excellence du cinéma sud-coréen.