mardi 28 mars 2017

Passionnément Final Fantasy



2001, l'année de mon premier Final Fantasy. Je m'en souviens encore avec beaucoup d'émotions de mes premiers pas dans le monde du J-RPG, moi qui n'avais seulement touché qu'à Pokémon; c'est que cette image de jeux difficiles et complexes m'aura longtemps rebuté. Bref, cette année là était sorti en France le neuvième épisode de la saga, et un pote m'incita fortement à me lancer dans une grande épopée en me prêtant l'opus précédent, que je lui rendis quelques jours plus tard tant j'étais perdu dans sa mécanique. Et au lieu de reprendre son CD, il me le remit en main en me disant que ça valait le coup d'insister, que l'aventure Final Fantasy VIII était l'une des plus belles qu'il ait jamais vécue. Alors je recommença la partie... et vis la lumière! Est-ce que c'est parce qu'il s'agit de mon premier FF que je le considère comme le meilleur jamais réalisé? Si j'avais débuté par un autre, mon avis serait-il différent? Quoi qu'il en soit, le virus de la saga m'a alors promptement touché, et je dévora par la suite tous les épisodes sortis auparavant tout en attendant impatiemment les suivants.


Mais c'est quoi l'ADN d'un Final Fantasy? Un groupe de jeunes héros partant sauver le monde, un bestiaire commun (flans, gobelins, pampas, tomberrys, béhémoths, bombos, morbols...), un personnage prénommé Cid lié à l'aviation, des mascottes appelées chocobos et moogles, des références à Star Wars (Biggs et Wedge entre autres), un système de combats qui évolue au fil des années (tour par tour, ATB, contrôle du groupe puis ordres prédéterminés pour en venir au temps réel), des invocations récurrentes tels Ifrit, Shiva ou Ramuh, des boss cachés plus puissants que les boss de fin (déjà corsés), des histoires justes inoubliables, des cristaux, un thème musical reconnaissable entre tous, des cinématiques de grande qualité...


Pour faire simple, j'ai tapé - à l'exception du n°XI - tous les opus numérotés et leurs épisodes additionnels, dont certains sur diverses versions. Après les avoir terminés sur Playstation (Final Fantasy Origins), les deux jeux fondateurs ont eu droit à de nouveaux remakes sur PSP qui m'ont grandement enchanté. Idem pour FFIV que j'ai acheté, en sus de la FF Anthology (avec FFV) sur DS et PSP, cette dernière comprenant également un remake de sa suite Les années suivantes. Les deux portables m'ont également vu acquérir FFIII, par ailleurs le seul que je n'ai pas su terminer avec son dernier donjon horriblement ardu. Sur Playstation, c'est l'orgie du meilleur de la série que je possède avec FFVI, VII, VIII et IX, tant sur disques qu'en démat'. L'univers de Final Fantasy VII s'étendant au delà du titre originel, j'ai parfait mes connaissances grâce aux autres oeuvres de la Compilation: Crisis Core (PSP), Dirge of Cerberus (PS2) et Advent Children (DVD et Bluray).


On aura beau critiquer les générations suivantes à coups de "c'était mieux avant", pour ma part j'aime le parti pris des risques et de l'innovation, et donc apprécie fortement les dyptiques Final Fantasy X/X-2 (sur PS2 et PS4) et XII/Revenant Wings (PS2/DS), alors que la trilogie FFXIII (PS3) m'a complètement conquis. Et si j'ai raté les premiers pas de la saga dans le genre du jeu de rôle multijoueurs faute de console adaptée (je ne joue pas sur PC ni ne possède de 360), je me suis laissé tenter par Final Fantasy XIV A Realm Reborn sur PS3, avec pourtant une certaine appréhension pour ce format. Bien que je l'ai lâché depuis un moment, je ne compte plus le nombre d'heures passées dessus. Mon seul MMORPG. Enfin, après 10 ans d'attente et même s'il manque un peu de finition, Final Fantasy XV m'a fait vivre une aventure incroyable sur ma PS4, le hissant dans mon top 5 des hits de la série, joué après avoir visionné le film Kingsglaive (Bluray) et la mini-série Brotherhood (Youtube).


Square Enix a le don - et l'agacement - de rentabiliser ses licences dont FF est le porte-étendard. Aussi nombre de spin-of ont vu le jour, tant dans le traditionnel domaine du RPG que sur des pistes plus atypiques. Je ne parlerai encore une fois que des titres possédés, occultant les autres. Et pour commencer donc, les classiques jeux de rôle avec mon chouchou: Final Fantasy Dimensions sur Smartphone, un pur FF à l'ancienne proche des remakes PSP (FFI, II et IV) à l'histoire accrocheuse et au gameplay d'époque passionnant, passé plutôt incognito. Final Fantasy Type 0 (PSP) où une difficulté réhaussée dans un monde à l'ambiance plus mature. World of Final Fantasy (Vita) et son côté Pokémon doté d'un scénario simple mais suffisant. The 4 Heroes of Light que j'ai abandonné pour je ne sais plus quelle raison (DS, va falloir m'y remettre, tiens). J'ai essayé Final Fantasy Crystal Chronicles sur Gamecube, mais tant avec des amis qu'en solo le soft m'a franchement ennuyé; inutile de dire que je n'ai pas accordé le moindre regard à ses suites. La trilogie des Final Fantasy Tactics m'a initié à ce style particulier où la stratégie prime sur le reste, avec The War of the Lions sur PSP, FF Tactics Advance sur GBA et Tactics A2 sur DS, ce dernier m'ayant bouffé incroyablement de temps libre. Enfin les free-to-play Brave Exvius et Mobius sur Smartphone ont les atouts pour nous faire passer de bons moments.


Côté combat, les deux jeux PSP Dissidia sont de franches réussites, au gameplay nerveux nécessitant un véritable entraînement sous peine de se faire lamentablement torcher par le plus petit des adversaires. La musique de Theatrhythm joue la fibre nostalgique, sa jouabilité au stylet et les deux écrans de la 3DS étant bien mis à profit, quand la capture de monstres de Record Keeper (Smartphone) est elle totalement addictive. Enfin, il ne faut pas oublier le film Les créatures de l'esprit qui, s'il s'éloignait beaucoup du visuel d'un FF, en gardait les valeurs; un excellent film de S-F malheureusement incompris (et il est vrai manquant de références à la saga).


Si j'aime les RPG, c'est grâce à Final Fantasy. Et puis, j'ai appris à regarder ailleurs et à aimer les différentes séries existantes (Dragon Quest, Shin Megami Tensei, Tales of, Grandia, Star Ocean) allant même chez les occidentaux (The Elder Scrolls, Mass Effect, Fallout), pourtant le coeur penche toujours vers ses premiers amours, malgré ses défauts. Mes héros se nomment principalement Squall, Cloud, Shadow, Noctis, Tidus, Cecil. Oui, j'aime Final Fantasy et le revendique, série en éternelle mutation, riche en idées parfois trop divergentes d'un épisode à l'autre. Mais moi je te comprends, et t'apprécie telle que tu es. Alors Final Fantasy XVI, c'est pour quand?

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