mardi 28 février 2017

Mon jeu du moment: Assassin's Creed Syndicate


Avec un dernier opus qui m'avait quelque peu déçu - l'histoire principale de Unity était à mon sens mal racontée, son héros Arno manquait cruellement de charisme - je me posais bien des questions sur l'épisode suivant et la ligne directrice qu'il allait suivre. Il faut dire que les deux dernières productions PS360 que sont Black Flag et Rogue ont mis la barre au plus haut (comprenez que ce sont mes deux préférés de la saga) et que j'espérais en retrouver toutes les saveurs... et que c'est chose faite avec ce Syndicate qui a plus d'un atout à faire valoir.

Nous sommes en 1868 et la guerre entre Templiers et Assassins a évolué. En cette fin de XIXe siècle, les puissants ne sont plus les chefs d'Etats ou de religions, mais les riches industriels qui font tourner le monde. En conséquences, les maîtres Templiers dirigent ces supers usines, le travail qu'elles procurent et l'argent qu'elles génèrent; et Londres est au centre de ce monde moderne. Une ville hors de portée des Assassins qui agissent en province mais n'osent s'en approcher. Jusqu'au moment où deux membres de la confrérie, les jumeaux Frye, décident de tout faire pour reprendre la ville sans en avertir leur hiérarchie. En cette ère de révolution industrielle, la révolte a sonné.


Syndicate se base sur un contexte historique et non des faits réels tels qu'on a pu le vivre par le passé (par ex. les batailles d'Arsouf dans AC et de Bunker Hill dans ACIII, la prise de la Bastille dans Unity) avec donc une plus grande liberté dans un récit qui nous fait croiser de grands noms de l'époque, tels Darwin, Bell, Marx ou encore Dickens. Les deux héros bénéficient de personnalités fortes et différentes, avec un Jacob imbus de lui-même qui ne pense qu'à construire une armée faite de gangs pour bouter les Templiers hors de Londres, alors que sa soeur Evie se focalise sur un fragment d'Eden dissimulé en ville et recherché par leurs adversaires; les dialogues entre les jumeaux sont d'ailleurs régulièrement savoureux. Ce qui me plaît particulièrement dans la narration de ce titre, c'est que chaque mission ne renvoie pas instantanément vers la suivante, mais plutôt qu'à l'instar d'un GTA le temps libre loué aux missions optionnelles apparaît en toute logique et ne vient pas couper le récit en plein vol. Beaucoup moins décousu donc, et pour les joueurs un intérêt pour la quête principale qui ne faiblit pas.


Comme dans Unity, nous allons devoir reconquérir les quartiers de la ville, que ce soit en tuant un chef et sa garde, en l'enlevant discrètement ou libérant des enfants esclaves, ceci s'achevant par une grosse bataille pour l'acquisition finale du secteur (missions semi-optionnelles, l'obtention de trois secteurs est indispensable au déblocage de la suite du jeu). Les autres missions facultatives nous emmènent à la chasse aux fantômes, au vol de convois ennemis et courses (conduire des calèches est d'ailleurs une nouveauté bienvenue), à la collectes d'items (fleurs, bières, boîtes à musique, affiches), aux combats sur ring et autres destruction de marchandises, avec de plus une gestion de l'argent gagné qui nous permet d'améliorer nos équipements ainsi que nos liens avec les gangs. Les héros montent à la manière d'un jeu de rôle en niveaux au fil de l'aventure, se débloquant de nouvelles compétences au passage. De même, de nombreux récits "modernes" nous parviennent, nous contant la guerre actuelle entre Assassins et Templiers; le personnage que l'on joue - celui qui contrôle les jumeaux Frye via l'Animus - étant une nouvelle recrue des Assassins qui recherche le même objet sacré que Evie.


Visuellement, le jeu est magnifique (niveau supérieur à Unity et Watch Dogs), son gameplay moins traître qu'auparavant avec des persos qui répondent parfaitement (pas de suicides ici) quoique nécessitant une nouvelle adaptation, la diversité des missions fait grandement plaisir sur un scénario principal qui est très bien fichu... et bien sûr ses persos (jouables ou non) grandement travaillés. De l'excellent boulot!

dimanche 26 février 2017

La semaine du gamer


De l'aventure sous trois coutures différentes cette semaine avec les gros et longs morceaux que sont Dragon Quest VII, World of Final Fantasy et Assassin's Creed Syndicate, avec pour le moment au compteur respectivement 65h, 30h et 25h de faites. Et dans tous les cas, du très bon!

samedi 25 février 2017

Cinéma John Wick 2 / Si j'étais un homme


Castagne, flingage et cascades reprennent du service démesuré dans John Wick 2, digne héritier d'un premier opus jubilatoire qui oublie encore tout sens de vraisemblance. Un peu plus long à démarrer que son aîné, on y retrouve un scénario prétexte aux plus belles scènes d'action de l'année, et c'est là tout ce qu'on est venu voir.

D'un postulat riche en possibilités comiques, Si j'étais un homme se plante lamentablement en ayant du mal à nous esquisser le moindre sourire, bien trop vulgaire dans son approche et piètrement joué, où seul Christian Clavier parvient lors de ses rares scènes à nous dérider. Dommage, car j'y croyais.

lundi 20 février 2017

Mon jeu du moment: World of Final Fantasy


En marge de Final Fantasy XV est sorti un autre titre de la licence, non-numéroté et portant l'intriguant nom de World of Final Fantasy. A quoi s'attendre alors? Mon premier ressenti sur ce titre me renvoyait à World of Warcraft, mais non il ne s'agit pas là d'un nouveau MMO. Du fan-service alors? Un peu certes, mais pas tant que ça. En fait, bien que ne portant pas de numéro et donc étant catégorisé en tant que spin-off, on a bien à faire là à un vrai jeu de rôle dans le genre "à l'ancienne" - comme Final Fantasy Dimensions - mais où la particularité vient de ses personnages secondaires issus des divers opus de la saga. Un J-RPG hommage, en quelque sorte, qui emprunte aussi beaucoup à Pokemon.


Le scénario nous met aux commandes de deux ados jumeaux - Lann et Reynn - qui vivaient peinards dans leur petite bourgade jusqu'à l'apparition d'un étrange individu qui les sort d'un rêve éveillé. Sans souvenirs de leur vie d'avant, ils sont invités à parcourir le monde de Grymoire dans le but d'y trouver trace de leurs parents, tout en collectant les âmes de monstres - appelés myrages - qui les aideront aux combats. Une route semée de villages et donjons, futurs alliés et puissants boss, et bien sûr de bestioles à combattre, collectionner et faire évoluer. Ce dernier point - vu aussi dans Shin Megami Tensei, Ni no Kuni ou autre Dragon Quest Monsters - permet de bâtir la meilleur équipe possible à l'entrée d'un donjon, en fonction de la particularité de celui-ci (emmener des myrages d'eau dans un volcan est une excellente idée par exemple).


Les combats s'effectuent au tour par tour (temps réel ou pas, au joueur de décider) et se déclenchent aléatoirement (pas de monstres sur la map). On contrôle notre équipe de deux persos, ceux-ci étant accompagnés par deux myrages de leur choix; chaque groupe formant une pyramide composée des trois éléments Petit, Moyen et Grand. Et pour nous donner encore plus de possibilités, Lann et Reynn peuvent à tout moment hors-combat passer de leur forme normale (soit moyenne) à celle mini des habitants du monde de Grymoire (soit petite), permettant alors d'autres combinaisons de combat. Chaque combat gagné apporte son lot de points d'expérience, les héros et monstres montent en niveaux, ces derniers se voyant alors de nouvelles capacités devenir disponibles sur un sphérier façon FF X; système simple et très plaisant.


Si l'histoire est on ne peut plus linéaire, on peut trouver sur notre route de nombreux portails pour nous ramener au lieu d'origine des jumeaux, le coteau des Neuf-Fresnais, où des missions optionnelles deviennent accessibles. Quant au scénario, il nous emmène à la rencontre comme je l'ai dit plus haut de nombreux persos emblématiques de la série, tels Yuna, le Guerrier de la Lumière, Quistis, etc... certains devenant même les invocations du jeu; ah, voir Séphiroth balancer sa super attaque sur la musique One Winged Angel, quel kiff!!!


Accessible, riche en collectionnite, à l'histoire agréable sans être prise de tête, avec un système de combat largement maléable et doté d'une jolie durée de vie, World of Final Fantasy se révèle être bien plus qu'un met à donner aux seuls fans: un vrai Final Fantasy, très différent de l'autre génial FF XV, mais un très bon jeu à ne pas négliger.

samedi 18 février 2017

Cinéma Alibi.com / A cure for life


Et bien voila une nouvelle comédie propice aux fous rires dans un début d'année 2017 décidément riche en la matière, avec ici un Alibi.com très vaudevillesque par l'équipe des excellents Babysitting, blindé de références à l'univers geek et qui se moque de choses pas très morales avec beaucoup de drôlerie et gags visuels. Pour se marrer en ce moment le choix est vaste, et nous avons ici une valeur sûre.

Thriller psychotique se déroulant dans une station thermale qui a bien des choses à cacher, A cure for life transporte le spectateur avec son héros et sa quête de vérité dans un univers à la limite de la folie. Très bonne intrigue aux persos bien ficelés, ambiance à la fois malsaine et pleine d'interrogations, film envoûtant dont le seul bémol réside dans sa durée (2h30) qui aurait pu être écourtée.

vendredi 17 février 2017

Cinéma: Rock'n Roll


La vie de Guillaume Canet comme on ne s'y attendait pas, merveille d'auto-dérision aux ressorts comiques en pagaille et terriblement désopilants, basculant petit à petit dans un burlesque des plus marquants; Rock'n Roll est clairement le film coup de coeur de ce début d'année, sorti de nulle part et mettant d'accord tout le public présent. J'ai juste adoré cet ovni made in France bourré de bonnes idées et de nombreux clins d'oeil.

dimanche 12 février 2017

La semaine du gamer


Triple ration de Square Enix avec World of Final Fantasy, Kingdom Hearts Unchained X et Dragon Quest VII. Sinon, de l'excellente plateforme avec l'achèvement de Puppeteer et de l'action sur le tout début d'Assassin's Creed Syndicate.

samedi 11 février 2017

Cinéma Seuls / LEGO Batman


Fan de la première heure de la bande dessinée, j'attendais avec impatience cette adaptation de Seuls et c'est avec joie que j'ai pu découvrir une retranscription bien fidèle des deux premiers albums sur grand écran. Les jeunes acteurs s'en sortent très bien, l'ambiance oppressante bien retranscrite et l'intrigue ne perd pas en intérêt. Vivement un succès qu'on nous programme la suite.

J'avais bien aimé La grande aventure, ce LEGO Batman fait encore plus fort avec un côté parodique désopilant s'adressant même plus aux adultes qu'aux enfants. Sinon, on a là une histoire simple bourrée d'action jamais ennuyeuse, et une relecture d'un personnage qui apparaissait froid ces vingt dernières années ici transfiguré en drôlesque mégalomane.

jeudi 9 février 2017

Cinéma Sahara / Rings


V'la un film d'animation au parfait cocktail d'humour et d'aventures, aux jolis décors et à l'histoire simple mais attrayante de la rescousse d'une demoiselle en détresse que ce Sahara où les protagonistes se trouvent être des serpents (et autres insectes du désert). Un bon moment à passer en famille.

Déception que cette nouvelle suite américaine du classique film d'horreur nippon avec un Rings qui se la joue plus enquête que frissons - zéro sursaut en fait - doté des personnages stéréotypes habituels du genre et des décisions douteuses qu'ils prennent. Le scénario enchaîne invraisemblances et twists faciles, l'ambiance est neutre, le jeu d'acteur plus que moyen. Bof.

lundi 6 février 2017

Mon jeu du moment: Puppeteer


En ce moment, je me régale avec ce jeu de plateformes sorti en 2013 en exclusivité Playstation 3, proche de LittleBigPlanet tant dans son design que sur son gameplay - hormis le côté créatif absent - et divisé en 21 niveaux raisonnablement longs. Puppeteer, c'est un spectacle de marionnettes dont on est le héros, un p'tit gars nommé Kutaro qui doit sauver le monde du méchant Roi Ours de la Lune armé d'une paire de ciseaux.


Comme dans tous les jeux du genre - plateforme au gameplay 2D donc - nous voici embarqué sur un chemin semé d'embûches avec sauts à effectuer, ennemis à se défaire et secrets à trouver. Concrètement, Kutaro progresse aidé par ses ciseaux de bien des manières, ceux-ci lui servant tant à combattre qu'à voler dans les airs en découpant nuages, ballons ou autres drapeaux se présentant à lui. Au fur et à mesure de notre périple nous sont enseignées de nouvelles capacités (lancer des bombes ou pilonner par ex) au fil de niveaux riches en variétés, allant de la forêt au monde sous-marin en passant par ce bon vieux far west, et terminant chaque acte (subdivisé en trois "rideaux"; théâtre oblige) par un combat de boss à l'ancienne. Pas de quoi s'ennuyer donc.


L'une des particularités du jeu vient du fait que notre perso n'a pas de vraie tête mais utilise des objets en faisant office, tels un poulpe, un pistolet ou encore une banane. Pouvant en porter un maximum de trois sur lui, elles lui servent de vies et se perdent à chaque ennemi heurté ou saut raté; à zéro tête on recommence soit le dernier checkpoint (en fonction du nombre de pièces ramassées) soit au début du niveau. Ces têtes servent aussi à déverrouiller des niveaux bonus à condition d'avoir sur soi la bonne au bon moment (et là c'est plutôt au petit bonheur la chance).


En plus d'être beau et intéressant - le titre ravira les possesseurs de téléviseurs 3D - le jeu se veut aussi convivial avec la possibilité à un second joueur de prendre possession de la petite fée qui accompagne Kutaro (en solo on la dirige via le stick droit) servant à fouiller le décor à la recherche de pièces et interrupteurs, soit avec une seconde manette soit grâce à un PSMove, et ça c'est plutôt bien vu.

Original, doté d'une bonne durée de vie, agréable à jouer, non redondant, Puppeteer est une belle surprise découverte sur le tard mais que je vous enclin à tester à votre tour.

dimanche 5 février 2017

La semaine du gamer


Cette semaine, après avoir terminé l'oppressant Claire, je me suis lancé sur l'excellent plateformer Puppeteer et l'intéressant Assassin's Creed Pirates tout en continuant mes tribulations sur Dragon Quest VII et Kingdom Hearts Unchained X.

jeudi 2 février 2017

Cinéma Raid Dingue / XXX Reativated


De l'humour bien franchouillard et plus visuel que cérébral avec Raid Dingue, la dernière comédie de Dany Boon qui fait le boulot de la détente misogyne mais sans vulgarité. Un film à l'ancienne façon 80's inspiré par Pinot simple flic et Inspecteur la bavure, très drôle et subtilement critique envers les médias d'informations.

Plus proche de Fast and Furious que de son premier opus vieux de 15 ans, XXX Reactivated enchaîne les scènes musclées (cascades, bastons, gunfights, courses-poursuites) pour un divertissement sans temps mort à défaut d'avoir un scénario adéquat. Un film à voir après avoir débranché les neurones, et ça passe tout seul.