vendredi 4 novembre 2016

Mon jeu du moment: Mirror's Edge Catalyst


Faith, voila un personnage que l'on avait perdu de vue depuis 8 ans, une éternité dans le monde du jeu vidéo. A l'époque, sur PS3, 360 et PC, on parcourait les niveaux linéaires d'un Mirror's Edge brillant d'idées nouvelles, ingénieux dans son approche; un vent de fraîcheur au milieu de suites en tous genres. Comme beaucoup d'autres, j'en espérais le retour, et c'est enfin arrivé en cette année 2016. Faith revient de loin, et elle a changé.


Tout d'abord, on ne parlera pas vraiment de suite à l'aventure précédemment vécue, le scénario faisant plutôt office de reboot - pas vraiment gênant pour les fans de base et idéal pour les nouveaux venus. En plus, la préquelle de ce Mirror's Edge Catalyst n'est même pas un jeu mais une bande dessinée - Exordium - qui nous conte comment la belle a atterri en prison. Car c'est là le point de départ du jeu: Faith sort de deux ans de taule pour bonne conduite, retrouve ses camarades les Messagers (opposants au régime totalitaire en place), et c'est reparti mon kiki sur les toits de Cascadia. Avec une différence de taille comparé à son prédécesseur: nous voici désormais dans un monde ouvert très Assassin's Creed dans sa philosophie.


Le soft est toujours vu à la première personne, et nous permet encore une fois de courir de toits en toits en effectuant diverses acrobaties sur notre trajet. Cependant, comme bon nombre de titres actuels, nous pouvons choisir à tout moment de bifurquer de l'histoire principale pour s'occuper de quêtes annexes, telles des missions secondaires données par d'autres persos, des livraisons de colis en temps limité, des courses contre-la-montre, des panneaux d'affichage à escalader et pirater, etc. On a toujours quelque chose à faire dans les hauteurs de cette ville aux couleurs épurées, et ça ben c'est plutôt cool.


Coté gameplay, on côtoie le bon et le moins bon. En effet, si Faith est à l'aise dans ses baskets pour tout ce qui concerne la course - sauts, glissades, courir sur les murs, escalade, tyroliennes - c'en est beaucoup moins le cas lors de bastons d'une pauvreté rare. Une touche pour les coups de poing, une autre pour les coups de pied, des combos aux abonnés absents, des esquives imprécises; difficile de jubiler lors de ces joutes que l'on préférera fuir, à l'exception de celles - plus rares heureusement - qui nous sont imposées. Un grain de sable dans l'engrenage d'une production qui, avec peut-être son scénario trop simpliste - n'en a pas d'autres.


Mirror's Edge Catalyst, c'est comme en 2008 une bouffée d'oxygène qui montre que certains studios savent rester créatifs et offrir des jeux différents. Le challenge est bon - histoire principale relativement simple mais objectifs additionnels plus corsés - pour une durée de vie honorable.

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