mardi 29 novembre 2016

Cinéma: Les cerveaux


Torrent de gags pour comédie farfelue, Les cerveaux nous raconte l'histoire (vraie mais bien remaniée) de l'un des plus importants braquages qui eut lieu en Amérique. 1h30 à se bidonner avec l'infatigable barbu au nom imprononçable, entouré de comédiens qui s'éclatent à faire les crétins. Le festival des demi-neurones m'a fait rigoler à n'en plus me relever, alors que je n'en attendais pas autant. Ravi!

dimanche 27 novembre 2016

Mon jeu du moment: Sly 2


La série Sly Raccoon m'était passée à côté lors de sa sortie initiale sur PS2, et c'est donc sur PS3 grâce à la compilation en haute définition de ses trois opus 128 bits que j'ai pris connaissance des aventures du gang de voleurs. Après avoir fait de long en large le premier épisode l'an passé, je me suis lancé dans Sly 2: Association de voleurs plus récemment.

Dans cette suite, Sly et ses compères partent en quête des membres mécaniques de Clockwerk - le boss du 1 - dont les méchants de par le monde souhaitent une utilisation forcément malvenue. Commence donc un tour du globe au gameplay tant action qu'infiltration (mais moins plateformes) dans des lieux ouverts d'où partent les missions, et ce aux commandes non plus du seul Sly mais aussi de ses comparses Bentley et Murray (chacun se jouant de manière différente) le tout agrémenté de bien drôles cinématiques.


Les commandes des persos répondent au doigt et à l'oeil, les objectifs sont bien expliqués, et chaque carte contient de plus 30 bouteilles disséminées permettant d'ouvrir un coffre bonus à celui qui les découvre toutes. Les pièces grappillées et les objets de valeurs servent quant à eux à acheter de nouvelles capacités pour nos trois gus. En terme de gameplay, Sly se la joue furtif et attaques fourbes, Murray au contraire défonce tout quand Bentley endormira ses adversaires ou s'adonnera à des mini-jeux.


Le cel shading toujours aussi brillamment compatible avec la HD, le titre est encore ici un pur plaisir visuel. Varié et long à terminer (et encore plus pour celui qui veut tout récupérer) voila de quoi occuper toutes sortes de joueurs sans perdre pied. Une réussite dont le titre d'origine a déjà 12 ans d'âge, la compile HD étant sortie en 2010 sur PS3 et 2014 sur PSVita. Et pas une ride!

jeudi 24 novembre 2016

Mon jeu du moment: Zero Time Dilemma


Voila un titre que j'attendais impatiemment, tant ses prédécesseurs m'avaient particulièrement marqué de par leurs scénarios troublants et des énigmes fort réfléchies. Car oui, on a ici à faire au troisième opus de la série Zero Escape, après 999: Nine Hours, Nine Persons, Nine Doors et Virtue's Last Reward, un titre se devant de conclure l'histoire sans décevoir ses fans. Et si les deux premiers épisodes étaient très proches dans leur déroulement, ce dernier apporte avec lui surprises et innovations; et je ne vais pas m'en plaindre.


Le contexte général reste le même, avec neuf personnes qui ont été enlevées et se voient obliger de participer à un jeu mortel à base d'énigmes à résoudre et de choix difficiles, allant jusqu'au sacrifice d'autrui. Première différence majeure: on ne joue plus un seul personnage, mais l'ensemble des trois groupes de 3 enfermés et séparés dans ces lieux inconnus; la conséquence immédiate étant qu'on ne recherche alors plus le traître glissé parmi les autres, puisqu'on les joue tous. Si la suspicion est clairement amoindrie, le sentiment d'urgence et de survie est quant à lui amplifié avec les conséquences immédiates des décisions d'une équipe envers les autres.


Le grand méchant Zero les avertit: seuls trois d'entre eux au maximum pourront sortir vivants de son piège, car pour en ouvrir la porte il faudra compter sur le décès de six autres et accessoirement les mots de passe qui seront délivrés alors. Visites de pièces toutes plus différentes les unes que les autres, puzzles à résoudre en veux-tu en voila, nombreux dialogues, choix chronométrés, altercations verbales entre les persos, et un joueur qui passe par toutes sortes d'émotions. Et comme précédemment la possibilité (obligation même) de revenir en arrière emprunter les autres opportunités d'un arbre décisionnel toujours plus complet.


Autre surprise: les héros des précédents opus - Junpei et Sigma - font partie de l'aventure, et ce ne sont d'ailleurs pas les seules têtes connues! Quand en plus les événements de ce Zero Time Dilemma se déroulent entre 999 et VLR et que la connaissance des événements passés est carrément indispensable à la compréhension de l'histoire (encore plus alambiquée qu'avant), on comprend que le jeu se destine aux fans et non pas aux néophytes; quand VLR se suffisait à lui même.


Avec ses casse-têtes toujours aussi nombreux et corsés et son scénario haletant, mais aussi des changements bienvenues dans sa mise en scène, Zero Time Dilemma est la parfaite conclusion d'une trilogie qui aura marqué au fer rouge ses adeptes. Si vous en êtes, foncez! Si vous n'y connaissez rien, intéressez-vous plutôt à ses prédécesseurs avant de vous y engager. Du grand jeu d'aventure, tout simplement, sur 3DS et PSVita.

Cinéma Inferno / Alliés


Belle chasse aux énigmes dans Inferno, troisième aventure du professeur Robert Langdon parti cette fois-ci sauver le monde contre un virus mortel. Un film riche en suspense et en action, haletant et sans temps mort. Un bon plan avec le toujours excellent Tom Hanks.

Une bonne histoire traînant un peu en longueur, ficelée en deux parties distinctes (espionnage puis suspicion) à l'ambiance soutenue: Alliés est un bon film dont les têtes d'affiche brillent de leur présence mais où il y a quelque chose qui cloche... Ah oui, je sais: l'horrible accent français de Brad Pitt qui s'acharne sur nos pauvres oreilles! Sans dec, c'était sympa, mais on peut trouver mieux.

dimanche 20 novembre 2016

Cinéma Les têtes de l'emploi / Les animaux fantastiques


Voila un pari difficile que de faire de rire sur le chômage, c'est pourtant avec brio que ces trois zigotos d'une agence pour l'emploi se moquent de cette situation alarmante avec fraîcheur et piquettes bien plantées. Les têtes de l'emploi, c'est une comédie qui n'hésite pas à basculer de temps à autre du côté de sentiments plus profonds, une alchimie efficace et pas si éloignée de la réalité.

Si ce lointain cousin de Harry Potter s'en voulait aussi emblématique, c'est chose ratée avec un film ô combien étiré sur sa longueur, au scénario tenant sur un timbre, trop sombre pour un premier opus de saga - avec paradoxalement un humour bon enfant - et aux scènes d'action certes jolies mais se répétant à foison. J'attendais fermement Les animaux fantastiques, je me suis ennuyé comme rarement cette année et fais déjà l'impasse sur ses futures suites. Reviens, Harry!

La semaine du gamer


Ma PS3 tourne encore avec ses jeux PS2 HD, en l'occurrence fin de partie sur le culte Beyond Good and Evil et début d'une aventure passée à côté à l'époque avec Sly 2. La PSVita fait quant à elle marcher les neurones sur le très bon Zero Time Dilemma.

jeudi 17 novembre 2016

Rétro: Beyond Good and Evil


Nous sommes en 2003 et le jeu d'aventure est revisité par Michel Ancel et Ubisoft Montpellier qui y mélangent divers genres pour une réalisation finale juste bluffante sous une histoire captivante et des persos plus qu'attachants, à la maniabilité quasi-parfaite. Et bordel, qu'est-ce que c'était beau aussi! Oui, Beyond Good and Evil est un très grand jeu, et à titre perso juste le meilleur de cette génération 128 bits.

Nous sommes sur la planète Hillys où des envahisseurs venus d'ailleurs - les DomZ - ne cessent de tenter l'invasion. Heureusement, une force armée du nom des sections Alpha protège les lieux et la population, tandis qu'un groupuscule résistant crie au complot. Jade, une reporter vivant avec son oncle Pey'j et des orphelins, est contactée par ce réseau Iris afin de prendre des clichés compromettant les soi-disant sauveurs, à la recherche de la vérité. Le début d'une épopée qui marqua son époque.


Le gameplay de BGE est un modèle de multi-genres car il associe sans complexes et en parfaite harmonie action, recherche, infiltration, course et réflexion. En marge du scénario principal se trouvent quelques quêtes annexes et lieux secrets dans un univers libre d'accès: jeu du palet ou bonneteau, courses d'hovercraft, récupération de perles en des endroits cachés... sans compter la faune locale à photographier en totalité. Bien des choses à faire avec une maniabilité irréprochable; sauf pour la caméra quelquefois virevoltante.


13 ans après, je me suis rendu à nouveau sur Hillys avec la version PS3 HD du titre, et à mon grand plaisir celui-ci n'a point pris de coup de vieux. Le plaisir de jeu est intact, j'invite ainsi les anciens comme les néophytes à (re)découvrir ce monument du jeu vidéo - qui plus est Made in France. En attendant des nouvelles de la suite des aventures de Jade, que l'on espère depuis si longtemps...

lundi 14 novembre 2016

Théâtre: Columbo



Martin Lamotte est l'inspecteur Columbo au théâtre Michel, pour une pièce dans la pure tradition de la série télévisée avec un meurtrier connu dès le départ, un sens de la déduction hors du commun et bien évidemment beaucoup d'humour. Excellent passage sur les planches du flic le plus casse-bonbons de la télé, qui plaît tant aux petits qu'aux grands.


dimanche 13 novembre 2016

La semaine du gamer


4 consoles, 4 jeux:

- PS4: Mirror's Edge Catalyst - terminé
- PS3: Beyond Good and Evil HD - débuté (mais fait sur PS2 à l'époque)
- PSVita: Zero Time Dilemma - partie en cours
- 3DS: Dragon Quest VII - partie en cours

samedi 12 novembre 2016

Cinéma Snowden / L'Invitation


Très instructive mise en images de l'affaire de l'espionnage de masse de la population mondiale par les services secrets américains avec Snowden, l'homme qui en informa la presse. Le film n'ennuie pas malgré sa longueur, explique avec simplicité ce scandale de 2013 et maintient le spectateur alerte au fil des découvertes. De l'excellent biopic.

Un film sur l'amitié pas commun, super fort en émotions et vraiment touchant que L'Invitation, malheureusement peu distribué en sa première semaine. Une excellente surprise dans laquelle on se retrouve un peu forcément.

lundi 7 novembre 2016

Mon jeu du moment: Dragon Quest VII


Dragon Quest VII, un monument du RPG japonais sur Playstation qui n'avait lors de sa création en 2000 pas eu les honneurs d'une sortie européenne. Le jeu, bien moche pour l'époque, n'en était pas moins captivant et extrêmement long, et je le considère encore aujourd'hui comme l'un des tous meilleurs - avec les opus IV et V - de cette formidable saga. Et c'est donc avec un plaisir sans limites que son remake sur 3DS arrive enfin officiellement chez nous, paré d'une plastique qui envoie la portable dans ses derniers retranchements; avec 3 ans de retard, mais là on s'en moque tant on peut se réjouir de cet événement.


Cet épisode nous met aux commandes de trois jeunes héros vivant sur une île isolée en plein océan. Un château et son bourg, un village de pêcheurs et des ruines en forment les seuls lieux de vie. C'est par hasard que les trois garnements vont découvrir un artefact les envoyant alors dans une nouvelle île, dans le passé, laquelle réapparaîtra dans leur monde une fois le problème s'y déroulant réglé. Débute alors une aventure de longue haleine à la recherche de fragments de tablettes, de visites de lieux inconnus, de réhabilitation de l'océan, de compréhension du passé. Bref, une quête pour sauver le monde.


Esthétiquement, on a l'impression de se retrouver face au huitième épisode de la PS2 - et bientôt sur 3DS - avec des décors 3D juste superbes tout comme les animations de nos persos; rien à voir avec les sprites pixélisés de l'original. La carte du monde est désormais à l'échelle (pas de maison simple pour symboliser un village, on VOIT le village en entier) et les combats ne sont plus aléatoires, les ennemis se baladant sur les terres et le joueur décidant ou non de les affronter. Techniquement, c'en est un peu trop demandé pour la console qui souffre de clipping assez régulièrement (sur la classique; je ne sais pas pour la new).


Après, en termes de gameplay, c'est du Dragon Quest classique avec ce qu'il faut de combats au tour par tour, de visites de donjons, de villages à explorer, de mini-quêtes, au fil d'un scénario simple et prenant. Du RPG jap à l'ancienne avec des graphismes contemporains et une sacrée durée de vie (estimée à 80h - mais j'en avais eu pour 130h sur PS1!) pour les joueurs d'hier et d'aujourd'hui.

dimanche 6 novembre 2016

Cinéma La folle histoire de Max et Léon / Mr Wolff


On remonte dans le temps, à l'époque des comédies familiales des années 60-70 traitant de la seconde guerre mondiale (La 7e Compagnie, La Grande Vadrouille, Les Bidasses), des films riches en gags sans vulgarité aux personnages hauts en couleurs. C'est ça La folle histoire de Max et Léon, un vibrant hommage au cinéma d'autrefois, les mésaventures désopilantes de deux déserteurs fortes de trouvailles visuelles et de dialogues faisant mouche.

Très dérangeant le personnage de Ben Affleck dans Mr Wolff, un comptable souffrant d'autisme et n'hésitant pas à recourir à la violence contre ceux qui s'en prennent à lui. Dérangeant certes, mais sacrément percutant dans un film au scénario moins basique qu'il n'en a l'air, à l'ambiance oppressante très réussie. Bonne pioche.

vendredi 4 novembre 2016

Mon jeu du moment: Mirror's Edge Catalyst


Faith, voila un personnage que l'on avait perdu de vue depuis 8 ans, une éternité dans le monde du jeu vidéo. A l'époque, sur PS3, 360 et PC, on parcourait les niveaux linéaires d'un Mirror's Edge brillant d'idées nouvelles, ingénieux dans son approche; un vent de fraîcheur au milieu de suites en tous genres. Comme beaucoup d'autres, j'en espérais le retour, et c'est enfin arrivé en cette année 2016. Faith revient de loin, et elle a changé.


Tout d'abord, on ne parlera pas vraiment de suite à l'aventure précédemment vécue, le scénario faisant plutôt office de reboot - pas vraiment gênant pour les fans de base et idéal pour les nouveaux venus. En plus, la préquelle de ce Mirror's Edge Catalyst n'est même pas un jeu mais une bande dessinée - Exordium - qui nous conte comment la belle a atterri en prison. Car c'est là le point de départ du jeu: Faith sort de deux ans de taule pour bonne conduite, retrouve ses camarades les Messagers (opposants au régime totalitaire en place), et c'est reparti mon kiki sur les toits de Cascadia. Avec une différence de taille comparé à son prédécesseur: nous voici désormais dans un monde ouvert très Assassin's Creed dans sa philosophie.


Le soft est toujours vu à la première personne, et nous permet encore une fois de courir de toits en toits en effectuant diverses acrobaties sur notre trajet. Cependant, comme bon nombre de titres actuels, nous pouvons choisir à tout moment de bifurquer de l'histoire principale pour s'occuper de quêtes annexes, telles des missions secondaires données par d'autres persos, des livraisons de colis en temps limité, des courses contre-la-montre, des panneaux d'affichage à escalader et pirater, etc. On a toujours quelque chose à faire dans les hauteurs de cette ville aux couleurs épurées, et ça ben c'est plutôt cool.


Coté gameplay, on côtoie le bon et le moins bon. En effet, si Faith est à l'aise dans ses baskets pour tout ce qui concerne la course - sauts, glissades, courir sur les murs, escalade, tyroliennes - c'en est beaucoup moins le cas lors de bastons d'une pauvreté rare. Une touche pour les coups de poing, une autre pour les coups de pied, des combos aux abonnés absents, des esquives imprécises; difficile de jubiler lors de ces joutes que l'on préférera fuir, à l'exception de celles - plus rares heureusement - qui nous sont imposées. Un grain de sable dans l'engrenage d'une production qui, avec peut-être son scénario trop simpliste - n'en a pas d'autres.


Mirror's Edge Catalyst, c'est comme en 2008 une bouffée d'oxygène qui montre que certains studios savent rester créatifs et offrir des jeux différents. Le challenge est bon - histoire principale relativement simple mais objectifs additionnels plus corsés - pour une durée de vie honorable.