lundi 17 octobre 2016

Mon jeu du moment: Until Dawn


Ah, ces tueurs en série masqués qui s'en prennent à de pauvres étudiants, cibles idéales qui crient, gémissent et meurent dans d'atroces souffrances, que l'on voit habituellement au cinéma (Scream, Halloween, Urban Legend, Vendredi 13, Le bal de l'horreur, Mandy Lane...) ou plus récemment à la télévision (Harper's Island, Slasher). Ces bad guys dont on ignore souvent l'identité - qui se révèle régulièrement être un proche des victimes - et qui n'agissent pas sans raison, aux déguisements inoubliables et effrayants, aux techniques meurtrières diverses (course-poursuite, pièges, cachettes, manipulation) et à l'aura foutant la pétoche. Et bien nous voila dans la peau des proies, poursuivis sans relâche par un psychopathe toute une nuit durant. Jusqu'à l'aube. Until Dawn.


Cette nouvelle expérience interactive, je la classe aux côtés de Life is Strange, Heavy Rain et The Walking Dead, car c'est là encore au-delà du jeu une histoire véritablement unique à chacun dont chaque décision influe sur la suite de l'aventure. Le gameplay n'est pas en reste bien sûr, on visite les lieux avec les différents persos en quête d'indices, nos réflexes sont mis à l'épreuve par plusieurs QTE, mais ce sont bien les multiples choix à faire qui nous donnent ce formidable ressenti d'écrire une histoire vraiment personnelle. La survie de chaque personnage dépend de notre manière d'agir et de réfléchir (et ce en temps limité), le tout sans le moindre game over. On n'y recommence pas une scène, on en assume les conséquences.


L'histoire se veut ultra simple - reprenant moult poncifs d'un genre que J-M Bigard avait si bien parodié dans son sketche Les films d'horreur - et ne fait pas vraiment dans le sérieux tant les clichés sont légion avec en vrac la maison isolée, le courant coupé, les groupes de deux ou encore les fausses pistes. On a donc à faire à des étudiants retournant 1 an après sur les lieux d'un drame où deux des leurs avaient disparu, partis faire la fête et tourner la page de ces pertes. Bien évidemment, quelqu'un s'invite dans le coin pour foutre le bazar et les liquider les uns après les autres, tout au long d'une nuit interminable. Un scénario pas révolutionnaire et un doublage de seconde zone (du moins en vf) en font vraiment un titre de série B amusant malgré lui, mais possédant toutefois de réelles qualités de mise en scène avec des angles cinématographiques où le joueur n'a aucun contrôle de la caméra. Les sursauts fonctionnent, les cliffanghers sont bien amenés, le titre est fort joli, son ambiance pesante se ressent assez, l'intrigue générale garde l'intérêt du joueur malgré son côté ado prononcé. Un très bon titre, rare exclu PS4 de surcroît, qui me convient parfaitement.



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