mercredi 21 septembre 2016

Une vie de Poisseman


Pas simple d'aller et revenir de Corse

Pour les 60 ans de ma maman, mes parents et moi avons décidé d'un joli séjour sur l'île de beauté, destination nous étant inconnue mais qui fait bien rêver. Il y a cependant un hic pour le transport: n'ayant jamais pris l'avion - et vraisemblablement flippant au-dessus de la mer - ils me demandent de ne pas faire l'aller-retour depuis Paris par ce moyen, ce à quoi j'ai cherché et trouvé des solutions alternatives bien que beaucoup plus longues. Rien ne valant un trajet direct, le destin à voulu nous pourrir ces deux voyages et l'a bien réussi.

Pour l'aller, je parviens toutefois à les convaincre de prendre un vol Paris-Nice, puis un bateau Nice-Bastia avec une marge de 2h. Pour le retour, on opte pour une traversée Bastia-Toulon puis un TGV pour Paris CDG 1h30 plus tard. Sur le papier, tout baigne. Sur le papier seulement...

1/ L'aller

Avant même de partir, je reçois un mail de la compagnie maritime m'annonçant l'indisponibilité de notre traversée Nice-Bastia (j'apprendrai plus tard que le bateau avait pris feu) et me propose deux options: remboursement du billet ou embarquement à Gênes à 22h (traversée de nuit, arrivée le lendemain matin au lieu du début de soirée, cabine offerte). Ayant choisi cette seconde possibilité, je me suis empressé de réserver la liaison Nice-Gênes en autocar, celui-ci partant de l'aéroport de Nice 3h après notre atterrissage. Bref, tout se goupille à nouveau. Croit-on. Car le jour du départ, un autre souci se présente sur le vol. Je passe brièvement sur le bagage de soute - déjà payé - qui n'apparaissait pas sur ma carte d'accès à bord, ainsi que sur nos trois places qui nous ont été imposées complètement dispachés dans l'appareil (super pour un baptême de l'air), pour en venir au fameux retard de notre vol. Pas d'informations si ce n'est le panneau d'affichage qui change régulièrement l'horaire de départ prévu, pour donc décoller 2h30 après l'heure d'origine - pour un vol d'1h30 - et ce avec un changement d'appareil pour cause de défaillance dans les systèmes de communications. Arrivés à Nice (Terminal 2) 30mn avant le départ du bus (Terminal 1), c'est la course pour le chopper avec une navette à emprunter liant les deux zones. On l'a eu, à 10 mn près! Une fois en Italie, on est accueilli par une averse des plus sévères (45mn abrités dans un métro) avant de se rendre au port. Le bon pour nous, c'est celui des ferrys dont l'entrée se situe 2km plus loin, et non celui des navires de croisière qui était juste à côté. Mauvais temps, chargés par nos bagages, avec rien de touristique du côté du port, ben on n'a pas vu grand chose de Gênes. On a quand même mangé italien, pizzeria pas chère (3 menus pizza, pâtes et risotto pour 33€!) tenue par les moustaches de Super Mario... ben non, j'déconne, c'était de bons vieux Chinois!!! (Ping Ping et sa compagnie, vachement bon en plus). Une fois à bord et partis à l'heure, il était temps de se taper une bonne nuit de sommeil - claqués, vous comprenez - mais c'était sans compter sur je ne sais quel objet à l'extérieur qui a tapé contre la paroi sans jamais s'arrêter, aux sons de "tac-tac, tac-tac-tac, tac-tac" bien casse-bonbons pour fermer l'oeil. Une fois à Bastia, aucune péripétie malencontreuse à déplorer... jusqu'au moment du retour.

2/ Le retour

Tu mets les pieds au port de Bastia (traversée de nuit, départ 21h) et déjà les ennuis recommencent! Bateau retardé sans explications ni même affichage pour estimer le délai, celui-ci ne partira que 3h plus tard. La cause? Un petit vieux qui est décédé dans le navire alors qu'il était encore à quai lors de son précédent trajet, avec services de secours en ville à faire intervenir. Forcément, il part en retard, arrive en retard à Bastia, repart en retard, accostera en retard etc etc. On met les pieds au port de Toulon 20 mn après le départ de notre TGV - qui étrangement est parti à l'heure - puis se rend au guichet SNCF pour changer les billets... ce qui est impossible car se sont des bas tarifs "sans échange ni remboursement". Obligation de racheter de nouveaux titres de transport plein pot - jour J tu m'étonnes - en s'asseyant bien comme il faut sur les autres. Et cerise sur le gâteau, deux billets sur les trois - achetés au prix fort je me répète - sont surbookés, soit sans place attitrée!!! On me dit au guichet que le contrôleur pourra nous indiquer les places disponibles entre chaque arrêt sans gêner les autres usagers, et qu'au pire il y a des banquettes entre les wagons à notre intention. Bon, après vérification, il n'y a PAS ces fichues banquettes. Quant au contrôleur, voici le dialogue tel quel que j'ai eu avec lui: "Bonjour monsieur, j'ai une place sans siège indiqué. - Ouais, ben ça veut dire que le train est complet. - Je comprends bien, mais je peux m'installer où? - Ben, là où il y a de la place". Merci la SNCF! Sur les cinq arrêts vécus, je n'ai eu à changer de place qu'une fois, ça a été au final. Mais quel bordel!

En résumé

Un bateau qui prend feu et au autre avec un octogénaire qui casse sa pipe, un vol partant une heure après son horaire de prétendue arrivée pour cause de problème dans les communications d'urgence, un TGV qui une fois n'est pas coutume part à l'heure et des billets payés au triple pour des places non-attribuées, tout ça parce que mes parents ne voulaient pas faire 2h d'avion. Je crois que la prochaine fois, ils n'auront pas le choix.

VDP

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