jeudi 9 juin 2016

Mon jeu du moment: Assassin's Creed Unity


Arno Victor Dorian a la vingtaine quand sa vie change le faisant jouer un rôle dans la sempiternelle guerre entre Assassins et Templiers. C'est à Paris au cours de la Révolution française que le jeune homme se vêt de la tunique de la confrérie - à laquelle eut appartenu son défunt père - partant alors sur diverses missions avec en fil rouge un Ordre du Temple plus meurtrier que jamais s'en prenant même à ses propres membres. Voici le premier opus new gen de la saga: Assassin's Creed Unity.


Si vous avez joué à l'excellent Rogue, vous vous souvenez alors avoir tué un homme à Versailles en fin de partie et laissé en pleurs un petit orphelin; Arno enfant dont on revit la scène ici de ses propres yeux. Le gamin grandit, élevé par un homme influent, puis celui-ci est exécuté et Arno alors témoin du meurtre en est accusé et envoyé à la Bastille. Une rencontre en prison avec un Assassin puis l'attaque de la forteresse par la populace le décide ainsi d'emprunter une voie dont il ignorait tout.


Techniquement parlant, y'a rien d'autre à dire à part qu'on est fichtrement bluffé: aucun temps de chargement d'un bout à l'autre de Paname, bâtiments ultra détaillés, passages en intérieurs, des piétons par milliers, profondeur de champs, combats fluides, bref juste nickel. La ville est entièrement ouverte dès le début du jeu et propose à l'instar de Watch Dogs des sous-quêtes en opulence (je dirais même trop) avec des missions annexes scénarisées, des cibles à exécuter, des emblèmes à récupérer, des personnes à protéger, des coffres à ouvrir, des meurtres à élucider ou encore des bâtiments à rénover. Tellement de choses à faire qu'on en oublie parfois l'histoire principale - qui se veut linéaire et sans réelles coupures - mais bon c'est finalement au joueur de décider de sa manière de progresser.


Un côté RPG arrive ici avec un équipement encore plus évolutif qu'auparavant (on peut acheter puis améliorer nos armes, mais aussi notre équipement par points: cagoule, torse, jambières...) ainsi que des compétences à débloquer telles le crochetage de serrures ou le double assassinat. L'orientation de notre perso - bagarre ou infiltration par ex - se décide également en fonction de ces choix. Arno sera donc différent d'un joueur à l'autre, tant dans son apparence que dans sa manière de procéder. A noter aussi l'apparition du multijoueurs ingame, avec l'arrivée de missions coop (de 2 à 4), mais l'absence d'un héros contemporain tel qu'on le vivait auparavant; on s'adresse certes à notre perso, mais pas de visite des bureaux d'Abstergo.


Assassin's Creed Unity est un incroyable bac-à-sable sous la Révolution, à l'histoire principale intéressante mais surtout riche d'un environnement propice à des missions en pagaille nous permettant ainsi de rencontrer diverses figures connues (Marat, Danton, Napoléon, Marquis de Sade). Une révision de nos cours d'Histoire avec un héros sympathique (mais pas le meilleur) pour des dizaines d'heures de gameplay.

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