vendredi 22 janvier 2016

Mon jeu du moment: Yakuza 5


3 ans d'attente, et enfin une arrivée en occident du cinquième opus de la série phare de Sega exclusive aux consoles Playstation. C'était long, mais le résultat en valait bigrement la patience tellement ce Yakuza 5 en a à revendre, tant dans son histoire, ses divers gameplays et sa durée de vie gargantuesque. Alors, on ressort notre bonne vieille PS3 et on lui donne à manger son dernier hit, un bonbon à la fois conforme à ce que l'on attendait et riche en surprises, avant de passer une bonne fois pour toutes sur Next Gen.


Yakuza 5 fait donc suite directe à Yakuza 4 - l'excellent Dead Souls en étant une suite alternative - et se déroule 2 ans après les événements de ce dernier. Kazuma Kiryu, revenu s'occuper de son orphelinat en Okinawa, a ensuite émigré dans la ville de Fukuoka sous une fausse identité en rompant tous contacts avec les siens; le prix à payer pour que sa fille adoptive réalise son rêve de pop-idol. Devenu chauffeur de taxi pour une compagnie privée, Kazuma voit débarquer dans cette ville de province ses anciens amis du Tojo Clan, en quête d'une alliance avec la famille locale dans cette opposition sans fin avec l'Omi Alliance d'Osaka. A l'annonce de la disparition de Daigo (son frère d'armes et successeur à la tête du clan), notre héros rangé sort de sa tanière et part à sa recherche en faisant parler ses poings. Et mettre à jour un nouveau complot.


Mais Yakuza 5, c'est surtout comme son prédécesseur plusieurs villes à arpenter et héros à incarner, et au final plusieurs histoires à vivre avant de réunir ce beau monde dans un ultime chapitre. Les villes - Tokyo, Osaka, Sapporo, Nagoya, Fukuoka - fourmillent de choses à faire, et à l'essence de la saga se rajoutent de nouvelles idées. Du côté des persos, on reprend Kazuma, Saejima (l'évadé de prison) et Shun (le prêteur sur gages) du précédent épisode - seul le policier ne revient pas - et on y rajoute Haruka pour la première fois jouable et un nouveau venu du nom de Tatsuo, joueur de base-ball croulant sous les dettes. A chacun son environnement et sa narration propre, dépaysement total où baston et activités uniques se mélangent allègrement.


Le titre donne au joueur de nombreuses activités annexes à effectuer selon son envie pour casser du rythme sérieux/ bagarres comme depuis le premier opus (bowling, billard, karaoké, hôtesses, pêche, salle d'arcade, fléchettes, casino...), nous délivre encore des quêtes optionnelles, mais innove de plus avec une vraie quête secondaire dédiée à chacun des personnages, des heures et des heures de jeu totalement facultatives comme le métier de taxi de Kazuma (simulateur d'auto-école + courses d'arcade) ou la vie de chasseur montagnard de Saejima. Pas du tout obligatoires donc, mais tellement immersives dans la vie de nos héros qu'il m'est impossible de les laisser de côté. En contrepartie, l'histoire principale avance inévitablement très lentement.


Côté baston, pas de chambardements avec un style de combat propre à chacun, l'utilisation d'éléments du décor (poubelle, vélo, plot...) et une jauge de furie qui une fois remplie nous permet des attaques brutales et percutantes. Simple, jouissif, bestial, défoulant! Sans oublier le tournoi d'arts-martiaux (optionnel évidemment) et ses valeureux combattants.


Les persos sont encore une fois rendus attachants grâce à une narration et une mise en scène du meilleur cru, le scénario conforme à la série - noir et baignant dans la trahison - avec ses divers points de vue, l'action toujours efficace et les multiples à-côtés attirants à plus d'un titre (par exemple Virtua Fighter 2 et Taiko no Tatsujin en salle d'arcade, aux côtés des UFO Catcher, lecture de mangas au combini), bref ce Yakuza 5 reprend la recette du 4 et y rajoute son gros grain de sel, pour une durée de vie dépassant aisément les 100h de jeu (contre 60-70 pour les précédents). Alors oui c'est du démat' only qui plus est en anglais, mais putain à 40€ c'est vraiment pas cher payé! Viva Yakuza!!!

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