vendredi 20 novembre 2015

Mon jeu du moment: Metal Gear Solid V The Phantom Pain


Cela fait de nombreuses heures que j'ai passées en compagnie du dernier bébé de Hideo Kojima, et je suis encore bien loin de l'avoir achevé (sans compter que je n'ai pas touché un poil du online). Ground Zeroes, aussi bon fût-il, n'était donc qu'un amuse-gueule avant cet énorme morceau qui change bien des codes à la saga, un prologue traditionnel avant le grand chambardement. 9 ans après son accident, Big Boss sort du coma et reprend les choses en mains, pour le plus grand plaisir des joueurs.


Nous sommes en 1984, un homme se réveille dans un hôpital après avoir passé de longues années entre la vie et la mort. Big Boss a donc survécu à l'attaque de la Mother Base, caché depuis tout ce temps à Chypre; mais son retour parmi les vivants ne pouvait pas rester secret bien longtemps. Pas encore rétabli, il voit l'hôpital être attaqué, le ciblant avec précision, Il s'en sortira bien sûr, mais au coût de nombreuses vie innocentes. Big Boss retrouve Ocelot, qui a recréé en son absence une nouvelle base à qui il redonne le commandement, avec des soldats appelés désormais les Diamond Dogs (auparavant MSF). Les choses sérieuses commencent alors, avec une cible en ligne de mire: Cipher, l'organisation de renseignements dirigée par Major Zero, à l'origine de l'attaque dévastatrice neuf ans plus tôt.


Le jeu se présente ici sous un jour inédit: un monde ouvert et un déroulement en missions. Le monde d'abord nous fera visiter deux immenses espaces (Afghanistan et Afrique) aux caractéristiques territoriales opposées ainsi que la Mother Base en perpétuelle évolution, usant d'un système de temps réel avec cycle jour/nuit. Les déplacements sur le terrain se font via divers moyens: hélico, cheval ou véhicules "empruntés" à l'ennemi. Les missions maintenant se composent d'obligatoires et d'optionnelles (comme dans les opus PSP) exécutables à tous moments, et dont notre approche variera selon l'heure de l'action. L'histoire est donc moins complexe que par le passé - avec beaucoup moins de cinématiques - nous laissant librement choisir notre avancée. dans un monde ou la menace soviétique pèse autant que celle des robots nucléaires. L'écoute de nombreuses cassettes audio (non-obligatoire) éclairera néanmoins la lanterne des fans de l'histoire de Maître Kojima.


Le gameplay continue sur la lancée de GZ avec bien des ajouts, l'infiltration ici faisant partie des meilleures qu'il m'ait été donné de toucher. Big Boss (aussi appelé Venom Snake) possède un arsenal des plus variés - évoluant au fil du jeu - lui permettant tant de passer inaperçu (leurres, diversions, fumigènes, cartons) que de s'opposer à l'ennemi si par malheur il est découvert. Ses armes sont autant inoffensives (fléchettes paralysantes, grenades étourdissantes) que létales, ces dernières allant du simple pistolet jusqu'au bazooka. Sur le terrain, notre bonhomme se verra accompagné d'abord par son cheval (pratique pour voyager) avant de se découvrir un chien de chasse (repérant les ennemis à distance) ainsi que d'autres joyeusetés. L'I.A. des soldats adverses est particulièrement poussée, le moindre bruit suspect les envoyant rechercher son origine; l'étude du terrain de la mission est alors vraiment indispensable pour réussir notre entreprise. Les missions sont assez variées (évader un prisonnier, détruire de l'équipement, récupérer des informations, intercepter un convoi, tuer une cible...) et la gestion de la Mother Base ajoute du piquant à notre commandement, avec des hommes à recruter et envoyer en mission, des équipements à créer et améliorer, des installations à agrandir et même... des animaux  à collectionner! (my name is Noé).


Une aventure de longue haleine, un conflit, des ennemis hors du commun, de l'infiltration de haute volée, de longues heures de jeu en perspective: le tout dernier Metal Gear de Kojima surprend en se réinventant, ultimes révélations d'une mythologie débutée en 1987. Un baroud d'honneur pour les fans, et un doigt du même acabit pour ces messieurs de Konami qui l'ont évincé et ne retrouveront jamais un tel génie.

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