samedi 29 août 2015

Mon jeu du moment: Assassin's Creed Rogue


Sorti en catimini dans l'ombre d'un Unity attirant tous les regards, présenté tardivement et faisant l'objet d'aucune pub de la part de son éditeur, assimilé à l'Assassin's Creed du pauvre qui ne peut pas encore se payer une console nouvelle génération, développé par le studio bulgare d'Ubisoft (créateur de Libération, sur PSVita) et non pas celui de Montréal: on ne peut pas dire que Rogue avait de gros atouts à faire valoir à sa sortie en novembre dernier. De plus, quasiment rien n'avait été dit sur l'histoire, sa période, ses lieux... tout juste que l'on y jouerait un Templier. Mais bon, comme je suis un fan assidu de la saga, une bonne baisse de prix et me voila manette en mains à diriger notre nouveau (anti) héros - Shay Cormac de son petit nom - dans un opus ô combien réjouissant. Explications.


Si vous avez aimé Black Flag, alors vous surkifferez Rogue tant il prolonge l'ambiance aventureuse des aventures du pirate Kenway. Epoque: les années 1750 (entre Black Flag et AC3 donc), l'âge d'or de la piraterie a pris fin, place maintenant à la guerre de 7 ans entre la France et la Grande-Bretagne. Lieux: les territoires du nord canadien (deux maps immenses, des îles en surnombre) et la ville de New-York (plus précisément la péninsule de Manhattan), que l'on visite allègrement à la recherche du moindre trésor à récolter. Un open world chatoyant et fourmillant de vie (de nombreux camps de colons et petites villes y sont disséminés), superbe à regarder (réutilisation du moteur de Black Flag), comportant comme son modèle système de navigation et combats navals. Histoire: le changement de camp de Shay, Assassin tournant le dos à la confrérie suite à un certain événement, collaborant avec l'armée britannique contre les éternels ennemis français, avant d'être recruté par l'Ordre des Templiers. De manière surprenante, on a là un héros très attachant aux convictions fortes - pas un gus qui a changé de camp sur un coup de tête - qui nous montre l'envers du côté obscur; extrêmement plaisant à incarner.


Mais ce n'est pas tout, car Rogue nous met, encore une fois comme dans Black Flag, dans la peau d'un employé d'Abstergo Entertainment en plein travail (revivre la mémoire de Shay, vous suivez). Phases en vue subjective dans les bureaux que l'on connaît désormais bien à la recherche de documents sur la quête des Templiers modernes, et beaucoup d'infos à récolter sur la mythologie de la série.


Avec son univers gigantesque et la possibilité dès le départ d'aller où l'on veut, son rendu visuel magnifique pour le support, son scénario décalé et intéressant, un véritable gameplay d'infiltration, la tonne de choses à y faire (fabrication d'armes, chasse à la baleine, amélioration du navire, jeux dans les saloons, campagne navale, reconstruction de bâtiments, guerre des gangs), Assassin's Creed Rogue est un putain de vrai AC réussi en tous points, long d'une cinquantaine d'heures pour les adeptes du 100%. Et je ne comprends vraiment pas la stratégie marketing d'Ubisoft qui s'est focalisée sur un titre non-finalisé qui a fait ragé ses premiers acquéreurs, au détriment d'un excellent soft sorti alors sur les "vieilles" PS360.

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