mardi 10 février 2015

Test: The Wolf Among Us


Telltale Games, en bon roi des séries épisodiques de qualité tirées de franchises (The Walking Dead, Retour vers le Futur, Jurassic Park, Le Trône de Fer) a sorti lors de la saison 2013-2014 une adaptation d'une bande dessinée DC Comics du nom de Fables. Le jeu, pour des raisons évidentes de marque déposée, se nomme dès lors The Wolf Among Us.


Bienvenue à Fableville, un quartier de Manhattan où tous les personnages de contes et légendes sont désormais réunis de nos jours. Pour le commun des mortels, ils apparaissent tels de simples êtres humains, protégés par un sortilège qui repousse la foule loin de cet espace enchanté, mais c'est bien une ville dans la ville qui coexiste avec notre monde, dans laquelle vivent Blanche-Neige, la Belle et la Bête, Mr Crapaud, Peau d'âne, Cendrillon, Barbe-Bleue... et le shérif qui doit tenir tout ce petit monde en place: Bigby Wolf, alias Le Grand Méchant Loup.


Véritable polar interactif, on nous y raconte l'enquête brumeuse de Bigby confronté à un tueur de Fables (nom des personnages de contes), et ce tout au long de cinq épisodes d'à peu près 1h30 chacun durant lesquels de nombreuses décisions importantes vont être prises par le joueur. Le scénario suit de simples rails - il nous sera par moments demander de choisir l'ordre entre deux destinations - et ne propose pas d'énigmes à résoudre (ce n'est pas un click'n play), il n'y a pas de game over non plus. Non, ce qu'on y trouve, c'est une formidable cohésion avec le héros via tous ces dialogues à choix multiples dont plusieurs influent sur le comportement des autres personnages présents, pour faire de cette histoire une aventure extrêmement personnelle au final. Il s'y déroule néanmoins certaines phases d'action QTE qui viennent pimenter la lenteur de notre investigation.


Très immersif et personnel, TWAU tient finalement tant de The Walking Dead que de Beyond: Two Souls, avec de plus une ambiance policière inspirée de l'excellent film Qui veut la peau de Roger Rabbit? Son histoire non-dénuée de rebondissement nous tient en haleine tout au long de ses cinq épisodes, avec un héros fort attachant et une esthétique nous régalant la rétine. Et forcément, je ne peux que le conseiller.


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