mardi 30 décembre 2014

Une vie de Poisseman


L'effet Papillon

Ou comment un grain de sable dans une organisation pourtant bien huilée peut vous donner une bonne belle journée de merde.

     Je me prévois une petite journée pépère au cinoche carte d'abonnement en main, avec - et étant de repos ce jour - un film en solo en début d'aprem, puis un autre avec le poto Brassica après sa journée de taf; comme d'hab'.

     Ainsi, après la sortie entre potes la semaine passée annulée pour cause de grève sur le RER B le 24 décembre (merci encore...), je suis heureux de constater que je n'aurai cette fois-ci pas de problème au niveau des trains. Mais je remarque aussi que j'ai oublié de prendre avec moi ma paire de lunettes 3D pour le second film, et que ma paire de secours normalement dans la boîte à gants de la voiture ne s'y trouve pas. Je ne le sais pas encore, mais ce simple oubli va tout changer.

     Après avoir loupé mon train de 15 mn -dû à la recherche infructueuse de la-dite seconde paire - je suis arrivé devant les bornes du cinéma pile à l'heure de la séance, mais celle-ci affichait alors complet. Pas de solution de repli, les horaires ne correspondant pas, mais une idée pour me faire passer le temps jusqu'à l'arrivée de l'autre: aller au marché de Noël faire quelques achats, plus particulièrement une belle conserve de sirop d'érable sur le stand des Canadiens. Malheureusement, le marché à fermé ses portes, je vous le donne en mille, la veille! Bon ben, je n'ai plus qu'à me les geler comme un blaireau en me disant que la suite du programme se produirait normalement. Erreur.

     Quand le Brassi arriva, nous nous dirigeâmes vers le ciné 20 mn avant séance (une bonne marge). A la borne, je sélectionne le film, valide avec ma carte d'abo, puis choisi l'option "achat lunettes 3D" puis insère la carte bleue pour le règlement de 1€. Et là, j'ai tout vu: carte invalide, carte muette, carte illisible, carte coupée (!?), bref pas moyen de payer un putain d'euro et par la même occasion de valider et imprimer mon billet. Je me décide alors de prendre mon billet sans lunettes, puis de les acheter séparément en caisse: la machine plante pile à ce moment là! Je me dirige alors vers celle d'à-côté, qui me refusera (comme plusieurs autres) l'impression du billet pour cause de "déjà imprimé". 10 mn se sont écoulées.

     Pas le choix: passage en caisse, avec une file d'attente monstrueuse (deux caisses ouvertes). Le temps passe - 20 mn de plus - la séance commence, les places libres diminuent à vue d'oeil, et là, ZE goutte d'eau qui fait déborder la baignoire. Je suis le prochain à passer en caisse et je n'attends qu'une chose: que la première des deux se libère pour enfin régler mon souci et me permettre de voir enfin un film dans cette journée pour le moins difficile. C'est d'ailleurs le moment qu'à choisi une femme soi-disant enceinte pour me demander gentiment de la laisser passer avant moi. AH AH AH. Fatal error. Je l'ai rencarder un peu moins gentiment, lui indiquant que la file d'attente était derrière, puis ai sauté qur le guichet qui se libérait au même moment. Je n'ai ni entendu ses insultes, ni les excuses de mon pote, et n'en ai aujourd'hui aucunement honte: fallait pas faire chier le Poisseman, et pis c'est tout!

     Je croyais mes ennuis terminés... mais que je suis naïf. Même en guichet, il est impossible de sortir un billet considéré comme imprimé. L'hôtesse m'accompagne alors vers les bornes avec l'intention de les ouvrir pour voir s'il n'y est pas resté coincé. C'est quand elle m'a demandé à laquelle j'étais passé - puis vu sa tête à ma réponse - que j'ai compris que je ne verrai pas mon film: "celle-là, et celle-là, et l'autre là aussi, puis après celle-ci, puis j'ai tenté celle du fond..." Après m'avoir demandé d'aller voir un autre service, j'ai alors abandonné, le nombre de places restant nous condamnant forcément à être bien mal placés. "Pas grave, me dit Brassica, on va manger?"

     Direction un restaurant japonais du coin qu'on n'a pas visité depuis au moins trois ans. Ok, il a fermé. Tiens, un autre un peu plus loin, ouvert avec des clients qui dînent. On regarde le menu à l'extérieur, il fait à volonté le soir, et moi faut que je me rattrape par de la bouffe. Cool. Après nous avoir fait patienté une dizaine de minutes (il n'y a que nous deux et un couple), on peut enfin commander. Ah, pour le "à volonté" c'est à partir de 19h, et il n'est que 18h30? C'est ça "soir"? Bon, direction le resto italien ou on va souvent et qui nous en met plein la panse. On arrive devant à 18h50, il ouvre à 19h30. Vous savez c'est quoi être maudit?

     Bon, on a finalement trouvé de quoi se restaurer bien comme il faut (un bistro corse fort sympathique), mais je suis quand même descendu en ville finalement juste pour ça. Tout ceci parce que j'ai oublié de prendre mes lunettes 3D. VDP

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