mardi 29 juillet 2014

Rétro: Devil May Cry 2


Envie de me faire un petit jeu d'action rapide entre deux gros morceaux, et voila que mon regard se pose sur la compilation HD de Devil May Cry acheté l'an passé: ni une ni deux, j'insère le disque dans la console et sélectionne le seul opus que je n'ai alors joué qu'une fois - et pour cause il m'avait à l'époque bien déçu - le mal aimé Devil May Cry 2.


La haute def' est un plus très appréciable pour nos téléviseurs actuels (joliment rendue, sauf les cinématiques voilées), mais mon principal intérêt était de savoir si je pourrais réhabiliter cet épisode 11 ans après sa sortie sur PS2... bon ben dès les premières minutes j'ai compris que ce ne serait pas le cas. Ce qui me dérange au premier abord, c'est l'absence totale d'introduction à l'histoire (voir d'histoire tout court) avec un Dante qui dégomme du démon sans que l'on sache d'où sont arrivés ces derniers. Absence de sa fameuse agence et de liens avec le premier titre. Absence de logique des lieux visités, avec le passage d'un village en montagne à une ville sans la moindre explication - il prend juste sa moto - tout comme son objectif; on lui a juste dit qu'un vilain pas beau avait pour but de devenir le maître du monde en utilisant des artefacts issus du monde des démons, et lui part donc le confronter. Ouais, pour le scénario, on repassera.


Côté gameplay, car c'est quand même le point principal d'un jeu d'action, la prise en main de Dante et Lucia (deux persos jouables, mais pas de niveaux exclusifs) est plutôt simple même si le feeling du premier volet - et des suivants - n'est pas tout à fait reconduit. De nouveaux mouvements arrivent tel la possibilité de courir sur les murs, mais un système de visée pas très pratique et des décors plus vastes (pour des persos donc plus petits à l'écran) nous empêchent de retrouver totalement ces sensations d'avant. Je suis peut être plus exigent aujourd'hui, mais le dernier DmC en date n'avait aucun problème à nous faire ressentir la puissance du fils de Sparda, les joutes étant alors extrêmement dynamiques, au contraire d'ici où la baston se trouve quand même bien plus mollassonne. Les boss enfin sont plus bourrins que techniques, et la transformation en démon facilite leur trépas.


Une durée de vie courte (moins de 5h avec Dante, moins de 3h pour Lucia), une histoire naze, des persos sans charisme, des décors sans personnalité, des ennemis bizarroïdes (des tanks démons?!), un gameplay moins virulent; la première suite des aventures de Dante n'avait vraiment pas de quoi enthousiasmer les foules en 2003, et sa ressortie HD n'améliore pas l'expérience. Ca reste fun quand même, on a toujours vu pire, mais il restera éternellement le canard boiteux de la série. Au moins, il se termine vite.

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