jeudi 4 novembre 2010

Passionnément Louis de Funès


S'il est un acteur qui me fait beaucoup rire depuis ma plus tendre enfance, en raison des multiples rediffusions de ses films à la télévision, c'est bien le regretté et inégalable Louis de Funès qui remporte haut la main cette distinction. Interprétant toujours le même style de personnage, à la fois irascible et en mouvement constant comme s'il était branché sur un courant haute tension, c'est avec ses grimaces et ce que l'on pourrait appeler des onomatopées orales qu'il a su se faire une place au sommet de la pyramide des humoristes de notre pays - bref, en incarnant le Français type! Revoyons ensemble la carrière cinématographique du bonhomme.


Et commençons par des noms que nous connaissons finalement tous, correspondant à différents rôles qu'il a endossé au fil du temps. Le maréchal des logis-chef Ludovic Cruchot, Jambier, Don Salluste, Stanislas Lefort, Victor Pivert, Le Glaude, Mr Saroyan ou encore le commissaire Juve ne doivent pas vous être inconnus. Vous ne les avez pas tous retrouvé? Voici les films auxquels ils sont attachés: Le gendarme de St Tropez, La traversée de Paris, La folie des grandeurs, La grande vadrouille, Rabbi Jacob, La soupe aux choux, Le corniaud et Fantômas. Que de bons titres... sauf un. Ben oui, la soupe n'est pas vraiment de son meilleur cru, même si là encore le gamin que j'étais s'amusait beaucoup du concours de pets et du langage si particulier de La Denrée joué par Villeret. En grandissant, on se rend compte qu'on regardait vraiment n'importe quoi. Allez, vite fait, j'en profite pour citer ceux que je considère comme les ratés de sa filmographie, et il y en a trois autres: Le gendarme et les extra-terrestres, L'avare, et le summum du navet du nom de Sur un arbre perché. Et maintenant, place aux grands!


Car des films cultes, on en ramasse à la pelle avec de Funès, qu'il soit seul en tête d'affiche ou en duo avec quelqu'un aux épaules sacrément solides pour supporter la comparaison. Bien sûr, on pensera en premier lieu à Bourvil, avec qui il a ni plus ni moins réalisé ses deux meilleurs chiffres en terme de fréquentation en salles, dont le premier a attendu 32 ans avant de se faire déloger - La grande vadrouille et ses 17 millions d'entrées par Titanic en 1998 - mais n'oublions pas également Yves Montand, Jean Gabin, Jean Marais ou encore Coluche qui ont su répondre à l'attente de ces formations; ni Claude Gensac qui à de nombreuses reprises y incarna sa femme. Au-delà des films cités plus hauts, je rajoute dans la liste L'aile ou la cuisse, Faites sautez la banque, et les adaptations de pièces de théâtre que sont Jo, Pouic-pouic, Hibernatus et l'inénarrable Oscar (qui eu droit à un très bon remake avec Stallone soit dit en passant).


Et des répliques cultes, on en trouve également un paquet que vous utilisez peut-être même dans la vie courante. Voici ma sélection:
- Qu' est-ce que je vais devenir, moi? - Hé bien, un piéton! (Le corniaud)
- Il m'épate, il m'épate, il m'épate (Le corniaud)
- J'ai un pendu dans ma chambre! (Fantômas contre Scotland Yard)
- Il n'y a pas d'hélice, hélas. - C'est là qu'est l'os! (La grande vadrouille)
- Comment ça "merde alors"? But alors you are french! (La grande vadrouille)
- Non, pas chez la vieille (La folie des grandeurs)
- Salomon, vous êtes Juif? (Les aventures de Rabbi Jacob)
- Un Belge, je me retrouve derrière un Belge!!! (Les aventures de Rabbi Jacob)
- JAMBIER, 45 RUE POLIVEAU!!! (par Gabin, La traversée de Paris)

Et quelques extraits vidéos, pour terminer en beauté!





A vrai dire, je ne me lasse pas des diffusions régulières de ce cinéma, même si j'ai dans ma collection DVD les plus indispensables. A noter enfin que l'acteur a droit à son propre musée au Cellier, commune de Loire-atlantique, qui prêta de nombreuses pièces à l'occasion d'une exposition parisienne dédiée au centenaire de sa naissance.

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