jeudi 30 septembre 2010

Passionnément Pierre Richard

Suite à mon article d'hier et du bonheur procuré par sa nouvelle scène, je me suis décidé à dédier un "Passionnément" à celui qui fut aux côtés de De Funès mon comique préféré lors de ma prime jeunesse. Synonyme d'éternelle maladresse ("tu fais encore ton Pierre Richard!"), son nom est carrément entré dans le dictionnaire des expressions facilement identifiables. Un nom, une gueule, une démarche... bref le bonhomme passe difficilement inaperçu et les rôles qu'ils jouent se ressemblent beaucoup; peut-être car il y a énormément de lui dedans. Il est donc l'heure de réviser nos classiques.



Pierre Richard a été bien avant Gad Elmaleh ou Jacques Villeret (mais après Jaques Brel) l'incarnation de François Pignon, et le seul à l'avoir interprété à deux reprises - dixit Les compères et Les fugitifs. Son duo formé à ces occasions avec Gérard Depardieu rayonne comme l'un des tous meilleurs de la comédie française, mais il fut initié quelques années auparavant sur La chèvre, où Pierre reprenait un autre de ses rôles: le naïf François Perrin, sorti tout droit du Grand blond avec une chaussure noire (et non pas rouge comme pour le remake américain avec Tom Hanks). Ici, c'est l'inoubliable Jean Carmet qui lui donnait la réplique tel que "j'vais pisser, tu m'accompagnes?" ou "ma femme couche avec un fleuriste, elle lui a même demandé de faire le cheval!". Y'a pas à dire, le distrait du grand écran en a cumulé des compagnons de poisse comme Gérard Jugnot dans Le coup du parapluie, Aldo Maccione (Je suis timide mais je me soigne) ou encore Victor Lanoux avec une scène irrésistible "d'amant dans le placard" dans La carapate. Les années 70 et 80 sous le feu des projecteurs!


Des années 90 par contre où il brille par sa quasi-absence au cinéma mais s'illustre plus au théâtre dans quatre pièces différentes; moins d'humour et plus d'oeuvres dramatiques dans les deux cas. Les années 2000 le voient revenir nous faire rire, dans de petites apparitions d'abord - Les clés de bagnole, Le cactus - puis des rôles plus consistants grâce entre autres à l'ancien Robin des bois Pierre-François Martin-Laval qui le mit en scène - et à ses côtés - dans Essaye-moi et King Guillaume, deux comédies burlesques et réussies où l'artiste s'en donne à coeur joie. Thomas Gilou lui donne en 2009 le premier rôle de son film: Victor. Je retiens aussi son interprétation inquiétante dans le thriller Le serpent (2007).


Drôle et émouvant, toujours attachant, simple mais respecté, Pierre Richard a égayé notre jeunesse et continue auprès des enfants d'aujourd'hui grâce à la télévision et aux multiples rediffusions de ses films. Intemporel est l'acteur, le grand blond avec un grand coeur.




mercredi 29 septembre 2010

Pierre Richard dans Franchise postale

J'ai eu le grand plaisir hier soir d'assister à la première représentation parisienne du spectacle solo de Pierre Richard intitulé Franchise postale, se déroulant au théâtre de la Pépinière Opéra. Confortablement installé en orchestre, quatrième rang et au centre (on peut difficilement mieux faire), j'ai bel et bien ri aux éclats aux différents souvenirs du grand blond, tout comme les nombreux autres spectateurs venus en masse se composant autant d'enfants que de grands-parents. Tout le monde l'aime, l'éternel maladroit, et le lui a prouvé avec de multiples applaudissements à la fin de chaque sketches et une ovation lors de sa sortie des planches.


Ce spectacle fait suite à un autre Détournement de mémoire, datant de 2003 et dans lequel il évoquait sa carrière et sa vie privée avec humour et émotion. Dans ce nouveau cru, c'est à la suite de cinq lettres fictives d'admirateurs tout aussi imaginaires que Pierre Richard s'adresse au public en se remémorant des anecdotes croustillantes de son quotidien. Pendant 1h20, c'est au fil des maladresses et quiproquos qu'il a vécu pour de vrai - bien que certainement extrapolées - que l'on se régale grâce un talent de conteur hors du commun. Du rire frais, familial, très éloigné des dessous de ceinture qui se multiplient; que cela nous fait du bien!

Sans vous dévoiler ses secrets, sachez que vous trouvez dans cette mise en scène une histoire de plongée sous marine, les rencontres avec Brassens et le mime Marceau, le petit Pierre en cours d'art dramatique ou encore sa vision de mai 68. Quelques exemples qui devraient éveiller en vous une forte envie de le voir sur scène, apprécier le bonheur d'un homme simple et touchant. Ce spectacle est clairement le meilleur auquel j'ai assisté depuis bien longtemps.


 Merci Pierre Richard pour ce moment inoubliable.

mardi 28 septembre 2010

Cinéma Resident Evil Afterlife / The Town


J'apprécie de base les trois premiers films de la série, et attendais de voir ce que donnait le retour aux manettes de Paul Anderson avec Resident Evil Afterlife. Et c'est un sentiment bien mitigé qui me traverse, avec un scénario sympa sans plus (et plus aucun rapport avec le jeu), des ellipses brouillonnes, un bestiaire hors du sujet (dont un monstre venant plutôt de Silent Hill) et pas la moindre frayeur. Mais on y trouve aussi de belles scènes d'action, une vraie utilisation de la 3D, une ambiance bien sympatoche. Le film n'est pas mauvais, et fait suite au précédent de belle manière. Mais ce n'est plus Resident Evil...

Avec The Town, Ben Affleck est à la fois acteur et réalisateur et nous livre un excellent film de braqueurs. L'histoire d'une bande qui, après l'attaque d'une banque, s'aperçoit que l'otage qu'elle a relâchée habite le même quartier et décide donc de la garder à l'oeil, tout en continuant ses coups. Mélangeant l'action pure à de vrais moments d'émotion, le film joue dans le registre réaliste et fait passer un excellent moment de cinéma aux spectateurs à qui le temps semble défiler bien vite. Avec en prime une belle interprétation - dont une mention spéciale à Jeremy "Démineurs" Renner.

lundi 27 septembre 2010

Une vie de Poisseman


Cela fait un moment que je n'ai pas narré mes mésaventures de par le monde, et vous raconte aujourd'hui une histoire qui date de 1997. Treize ans déjà, et un souvenir limpide des événements, avec comme témoin et acteur des faits à mes côtés l'ami Brassica.

Agés de 20 ans à l'époque, nous étions parti au cinéma à Disneyland et avions une mission très simple pour le reste de la journée: faire le tour des hôtels et ramener de la documentation pour de la famille à Brassi qui comptait y séjourner quelques jours. On peut s'y rendre à pied ou par navette, mais comme on était jeunes et fringant on a pris l'option de la marche. Puis vint l'idée de génie (je ne sait plus lequel de nous deux était le "génie") de visiter aussi le camping situé beaucoup plus loin. Là, bus indispensable. On se met à l'arrêt, le bus arrive - bien moins aguichant que ceux des hôtels - on est les seuls à y monter avant qu'il ne reparte. Le chauffeur, sympathique, tape la discute avec nous. Puis dépasse un auto-stoppeur le pouce bien levé, et éprouve le besoin de se justifier auprès de nous avec un "je l'aurai bien déposé, mais je n'en ai pas le droit"; et nous d'acquiescer, évidemment. Après avoir traversé 5 Km de campagne, on arrive enfin au David Crocket Ranch, passons par un gros portail genre entrée de service, et sommes déposés au milieu de nulle part. Pas d'entrée principale, pas d'acceuil, seulement un champs de patates et les mobil-homes de l'autre côté. On traverse les cultures en en sortant les godasses pleines de gadoue, visite enfin le camping; mais nous ne trouvons aucun centre information, aucune brochure à ramener... et retournons à l'arrêt du bus bredouille. Et c'est là que tout part en cacahuète (ou plutôt on commence à s'en rendre compte).

Aucun bus ne passe. Aucun poteau ne marque l'arrêt. Le portail d'entrée est refermé. Autours de nous, le vide, le silence. La quatrième dimension. Puis on aperçoit une famille qui dîne, on se regarde mutuellement. Le monsieur (gérant du camping, en fait) nous demande ce que l'on fait ici, et nous répondons innocemment qu'on attend le bus pour retourner vers le parc. "Celà fait 1 an qu'il n'y a plus de navette pour les touristes!" qu'il nous dit, "WTF?!" qu'on répond. "Qu'est-ce que vous êtes venus faire ici?" "Ben, on visite". Mauvaise réponse. Après avoir pensé à appeler la gendarmerie pour virer les deux intrus que nous étions bien malgré nous, il se ravise et demande à un employé de nous raccompagner. Tout s'est bien terminé pour nous, peut être moins pour le chauffeur de bus qui nous avait emmené. Et nous pensons encore aujourd'hui à un certain auto-stoppeur et à une réflexion à haute voix: "je l'aurai bien déposé, mais je n'en ai pas le droit"... VDP 

dimanche 26 septembre 2010

La semaine du gamer


Fin de la séquence 10 sur Assassin's Creed 2, 30h de jeu de passées, un vrai bonheur.
J'ai débuté Kingdom Hearts Birth by Sleep avec le personnage de Terra, visite des mondes de Cendrillon et Blanche-Neige.
Un peu de culture générale,et jeux vidéo :), sur Buzz Quiz TV.
Essai d'une démo exclu Move qui m'a bien convaincu: Kung Fu Riders.

samedi 25 septembre 2010

Jeuxactu visite Tokyo

Que de souvenirs pour ceux qui y sont déjà allés (énorme soupir).

Emission spéciale visite de Tokyo au Tokyo Game Show 2010 - news jeu video

Rétro: Chrono Trigger

 
En 1995 est sorti aux Etats-Unis et au Japon LE jeu qui a su communier les équipes créatives de Squaresoft et de Enix - alors farouches adversaires - et donner au monde du RPG japonais une perle d'une rare finesse: Chrono Trigger.


 La Dream Team telle qu'on l'a nommée sur ce projet était composée de Akira Toriyama "Dragon Ball" au design, Yoshinori Kitase "Final Fantasy 6, 7 et 8" à la réalisation, Yasunori Mitsuda "Xenogears" à la musique, le tout sur un scénario de Yuji Horii "Dragon Quest" qui a également chapeauté le projet aux côtés de Hironobu Sakaguchi "Final Fantasy". Du beau monde comme on n'en voit plus sur de tels jeux; et encore il faut mentionner les participations plus restreintes de Tetsuya Nomura (scénario) ou Nobuo Uematsu (musique) entre autres. Bref, l'attente fut évidemment énorme, et le résultat bien au-delà.


Les voyages dans le temps sont le coeur de l'intrigue de Chrono Trigger, et notre équipe de héros traversera les époques (sept au total) afin de sauver le monde d'un cataclysme final. Nous trouvons ici l'un des meilleurs - si ce n'est LE meilleur - casting apparu dans un jeu de rôle avec des personnages au look unique (merci Toriyama) et dotés de vraies belles personnalités. Crono le héros parti chercher son amie disparue, Marle la Princesse au style garçon manqué, Lucca l'inventrice forte en mécanique, Frog le chevalier grenouille, Ayla la femme des cavernes, Robo l'androïde doué de conscience, Magus le sorcier avide de vengeance. Tous feront front face au grand ennemi de l'histoire, une entité nommée Lavos, en utilisant à un point avancé de l'aventure Epoch, le vaisseau permettant les voyages temporels.


Le jeu est doté d'un système de combat classique au tour-par-tour comme on en trouvait à l'époque, mais avec la particularité de pouvoir faire fusionner les attaques de nos persos (jusque trois) pour des résultats forcément dévastateurs. Pas long à terminer avec ses 20h de gameplay, Chrono Trigger propose par contre un mode New Game + déclenchant de nombreuses fins alternatives; belle initiative car l'on repart plus facilement dans une aventure courte (mais menée tambours battants) par rapport à une autre approchant la centaine d'heures. La beauté des graphismes 2D du titre fait de lui, avec Final Fantasy 6 à mon goût, le porte drapeau de la Super Nintendo sur ce terrain; et permet aujourd'hui encore de s'amuser dessus sans même penser à ses quinze ans d'âge.


Beau et drôle, bénéficiant de personnages complets et d'un scénario bouillonnant, d'un système de combat intelligent et de quêtes annexes, et enfin d'une replay value au top, Chrono Trigger fait partie des RPG japonais que l'on classe sans aucune revendication dans la catégorie "mythique". Un classique, réapparu sur Playstation puis Nintendo DS (aux séquences animées magnifiques) que tout le monde peut donc - et même se doit - de tripatouiller du paddle si ce n'est déjà fait.

vendredi 24 septembre 2010

Noob en musique, nouveau tube


Voici le nouveau clip de la série Noob, saison 3.



Et le lien vers ce site fort réussi.

jeudi 23 septembre 2010

DVD 20th Century Boys 3


Alors que les deux premiers films de cette adaptation du manga de Naoki Urasawa ont eu droit à une sortie cinéma - confidentielle certes - qui par ailleurs m'a permis de faire la connaissance de cette oeuvre monumentale, le destin du troisième film en France est tout autre avec son arrivée directement en DVD. Moi qui attendais fébrilement de découvrir le final sur grand écran me suis donc résigné à le regarder sur ma télévision. Après le robot qui détruit Tokyo puis le virus sévissant dans le monde entier, c'est la destruction totale de la planète qui est prédite par ce gourou universel d'Ami. 20th Century Boys Chapitre 3 réunit les protagonistes des deux premiers pour un ultime combat moins doté en humour et riche en explications. Le retour de Kenji, l'implication de Kanna dans la résistance, l'identité d'Ami: rien n'est laissé au hasard et rassasie le fan des précédents opus, avec beaucoup d'émotion et un peu moins d'action. La fin du cahier des prédictions est une vraie réussite, à l'interprétation savoureuse. Indispensable.

mercredi 22 septembre 2010

Passionnément Tintin



De sa première aventure datant de 1929 - Tintin au pays des Soviets - à sa dernière inachevée - Tintin et l'Alph-art - ce sont 24 albums qui ont été édité dont certains ont connu un lifting avec de nouvelles versions. L'île noire est même le seul a avoir été dessiné trois fois. Hergé commença par raconter ses aventures par des suites de péripéties, au jour le jour, avant de changer de style et de créer de véritables scénarii cohérents pour son héros et son chien, qui se sont au fur et à mesure entourés de personnages récurrents et même indispensables ensuite.


Ainsi, le capitaine Haddock apparaît dans Le crabe aux pinces d'or, le professeur Tournesol dans Le trésor de Rackham le rouge et les Dupondt dans Les cigares du Pharaon (bien qu'on les apercevait déjà dans Tintin au Congo). Les autres protagonistes sont bien plus secondaires et servent en général de point comique dans des histoires plus sérieuses, et je citerais alors Séraphin Lampion, la boucherie Sanzot, Bianca Castafiore, Nestor, Oliveira da Figueira ou encore Abdallah. Dans un registre plus à même de servir l'histoire, des personnages comme Tchang, le général Alcazar ou Piotr Szut sont les compagnons d'armes de Tintin, alors que ses ennemis - increvables - reviennent toujours mettre le boxon: Rastapopoulos, le Dr Müller, le général Tapioca, le colonel Sponsz, Allan... Tout un univers a été établi, avec ses codes et pourtant parti de rien si ce n'est la dénonciation du système communiste des années 30. D'ailleurs, je me marre toujours autant devant la vignette présentant les usines soviétiques desquelles sort de la fumée (signe de bon fonctionnement) dont Tintin va finalement comprendre le truc: des panneaux en carton et du bois qui brûle derrière pour tromper les investisseurs américains.


Tintin combat tous les crimes possibles dans ses albums: les trafiquants de drogue, les faux-monnayeurs, les dictateurs, les esclavagistes... quand ce n'est pas l'aventure qui vient à lui comme la quête d'un trésor, le sauvetage d'un ami ou la conquête de l'espace. Pas très reporter dans tout ça, plus situé au mauvais endroit au mauvais moment, mais finalement nous faisant visiter le monde entier avec envie et passion. Parcourant sans problème les décennies, passant d'un avion à hélice à un boeing ou encore d'une forêt amazonienne sauvage à une autre conquise trente ans plus tard, on imagine très bien que Tintin se serait facilement accommodé d'un téléphone portable et d'internet s'il était encore dessiné de nos jours. Et oui, pas une ride et toujours d'actualité!


L'an prochain sortira le film de Spielberg  très attendu car c'est le genre d'oeuvre qui ne donne pas le droit à l'erreur. Je souhaite qu'il y ait insufflé au-delà des moyens qu'il dispose une énergie et une fidélité à la case près, comme le fut la série animée des années 90 pour un film plus réussi (et pourtant je les trouvais bien quand j'étais gamin et les possède même en VHS) que les deux sortis "en live" il y a 35 ans, ou que Tintin et le lac aux requins datant de 1972.


A titre personnel, Tintin est ma toute première bande dessinée (j'ai lu L'île noire à 4 ans), j'ai la collection des fiches Tintin aux éditions Atlas (mes parents ont dû bien raquer à l'époque) et le jeu de plateau Tintin et le piège du totem Dhor, ainsi que trois des véhicules d'une autre collection Atlas. Côté jeu, je me suis beaucoup amusé sur la cartouche Game Boy de Tintin au Tibet. Enfin, les librairies voient arriver des réflexions via des numéros hors-série de magazines de qualité, et je n'en rate aucun (par exemple l'humour ou le paranormal)




mardi 21 septembre 2010

Tokyo Game Show 2010 - Les jeux que j'attends




Et on peux voir que c'est du côté de l'action que la balance penche vertigineusement, avec sept présentations d'enfer - et c'est bien le cas de le dire. Un trailer de 8 mn pour le Castlevania de Kojima pour nous convaincre que la série revient plus en forme que jamais sur nos consoles de salon, un DmC occidentalisé pour le meilleur par les créateurs du formidable et pourtant boudé Heavenly Sword, l'alliance de Shinji Mikami et Suda 51 pour un destructeur et envieux Shadows of the Damned, la version du God of War par Namco qui nous donne Knights Contract alors que Capcom nous sert Asura's Wrath par les développeurs de Naruto Ultimate Ninja. Chez Sega, c'est Yakuza au pays des zombies, ou plutôt of the end, alors que la plus belle surprise nous vient du studio Ignition avec son mélange de beat them all et de plate-forme pour El Shaddai.

Côté RPG, je retiens l'incroyable design de Ninokuni sur PS3, l'épisode portable de White Knight Chronicles sous-titré Dogma Wars, l'arrivée de Tales of Graces F, version HD du titre déjà sorti dur Wii, et enfin de Valkyria Chronicles 3 arrivant au final sur PSP.

Enfin, j'attendrai impatiemment le nouvel épisode de la série Phoenix Wright, dont je suis un grand adepte: Ace Attorney Investigations 2.

Bien évidemment, il n'y eu pas que ces titres de présentés au salon, mais c'est vers ceux-ci que mon appétit gamer s'est étendu. Et encore, je ne parle que des surprises et des jeux jusqu'ici peu dévoilés...

Très belle édition qui surpasse facilement l'E3 et la Gamescom cette année.

lundi 20 septembre 2010

TGS 2010 Les vidéos de Jeuxactu.com


Avant de vous donner demain mes impressions et attentes sur les présentations de ce salon, voici les émissions de Jeuxactu par Marcus et ses comparses, à voir sur le site.

-Emission Jour 1
-Emission Jour 2

Cinéma Le Dernier Exorcisme / Cyrus


Le dernier exorcisme est un nouveau film d'horreur à la mode du reportage (après Le projet Blair Witch, Rec ou Diary of the dead) dans lequel un usurpateur se retrouve - avec deux journalistes - face à des phénomènes visiblement réellement surnaturels. Après une première partie fraîche et drôle, le film tombe dans une atmosphère angoissante qui nous indique bien qu'on s'est présenté en salle obscure pour avoir peur et non se divertir. Pari réussi avec des séquences fort troublantes et des interrogations constantes sur les événements. Pas beaucoup de sursauts, mais une ambiance pesante qui en fera frémir certains.

Un homme divorcé croit revivre en rencontrant l'âme soeur, mais voilà que celle-ci à un secret vite percé: un fils qui n'est pas aussi sympathique qu'il ne paraît. Cyrus est une comédie bien acide confrontant deux personnes pour l'amour d'une tierce, où les coups de pute s'enchaînent pour le plaisir du spectateur. Sérieux, drôle, pesant; bien des sentiments différents sont distribués d'une si belle manière que l'on ne peut qu'apprécier.

dimanche 19 septembre 2010

La semaine du gamer


Assassin's Creed 2 occupe la majorité de mon temps de gamer, j'ai terminé la séquence 5 et me dirige vers une nouvelle ville: Venise. Une nouvelle (et puissante) arme pour Ezio avec l'Epée de Bouchard, débloquée en finissant Bloodlines.

Zelda Spirit Tracks m'a vu achever le second donjon du jeu (le temple des neiges) et faire le troisième niveau de la tour des dieux. En route vers la région de l'eau désormais.

Achat du Playstation Move et test des démos fournies avec. J'ai beaucoup apprécié Tumble et TV Superstars.

Un peu de The Lost and Damned, progression du scénario et quelques vols de motos.

Enfin dans Home, récupération d'objets pour mon appart: une décoration Heavy Rain en visionnant le making of du jeu, une autre Oscar le homard en jouant au mini-jeu dédié, et enfin un tableau Resident Evil Afterlife à acheter gratos en boutique. De l'inutile, donc je prends!

samedi 18 septembre 2010

Mon jeu du moment: Zelda Spirit Tracks


Si peu de temps et tant de jeux à faire, c'est pourquoi neuf mois après sa sortie en France, je me mets enfin au dernier épisode de The Legend of  Zelda, sous titré Spirit Tracks. A nouveau sur DS, reprenant le moteur du précédent (et excellent) Phantom Hourglass, cette aventure nous fait diriger un nouveau Link dans un monde d'Hyrule encore différent.


La particularité première du jeu est le système de déplacement par train sur la carte, qui nous demande impérativement des voies pour pouvoir l'utiliser. Et comme celles-ci ont disparu, notre Link endosse son habit de lutin vert, visite des donjons et affronte des boss pour les restaurer. Je trouve néanmoins l'idée du train pénalisante car on ne peut pas du tout parcourir le monde à pied, mais juste les villages et les donjons; alors certes les déplacements avec la locomotive sont plus agréables qu'en bateau, mais aussi encore plus nombreux et l'exploration libre d'Hyrule bien limitée.


Les commandes sont exactement identiques à PH, ce qui nous donne une prise en mains encore une fois parfaite. Link se dirige au stylet, ses attaques en dépendent également et se réalisent de manière ultra-simple. Le monde, lui, est divisé en quatre parts dont le centre est la Tour des Dieux, qui a vu ses étages se détacher dans les airs. Entre chaque donjon aura donc lieu une visite à la Tour et l'exploration de ces fameux étages revenus à leur position initiale. Contrairement à PH, on ne refait pas l'intégralité de la Tour à chaque passage, mais seulement le dernier pallier restauré; ouf! Que ce soit dans les donjons sur les terres d'Hyrule ou dans la Tour des Dieux, les énigmes sont présentes et évoluent des plus simples aux vrais casse-têtes, symbolisant toute la progression dans un Zelda.


La surprise vient d'un second perso dirigeable uniquement dans la Tour, et qui n'est autre que le fantôme de Zelda (ou plutôt son esprit) pouvant intégrer le corps d'un ennemi en armure. A ce moment, nous sommes contraints de gérer nos deux héros afin de passer des endroits à priori inaccessibles, combattre d'autres ennemis (Zelda fait diversion), actionner des interrupteurs... Une vraie bonne idée. Enfin, Link récupère un nouvel instrument doit il devra jouer à certains moments. Après l'Ocarina du temps ou la Baguette des vents, voici la Flûte de la Terre, mettant notre souffle à contribution; et attention à ceux qui ont du mal à viser le micro ou tenir le rythme, sous peine de recommencer en permanence la mélodie.


Respectant assez bien le cahier des charges de Mr Miyamoto, les développeurs nous livrent ici un titre plein d'humour où se mêlent aventure, action, énigmes, boss aux points faibles à découvrir, scénario sympatoche et durée de vie honorable. Pourtant, cette impossibilité de sortir du train lors des trajets empêche toute exploration du monde et donne finalement un goût amer à ce The Legend of Zelda: Spirit Tracks, dont cette absence de liberté en fait pour moi le moins bon épisode de toute la série.

vendredi 17 septembre 2010

Playstation Move



J'ai reçu hier mon colis contenant le starting pack Move ainsi que le Navigation Controller et ai pu m'essayer aux différentes démos, et j'ai déjà un coup de gueule a pousser contre Sony: à quoi cela sert-il de fournir un disque de démos si l'on est obligé de les installer sur le disque dur pour pouvoir y jouer? Sans dec, j'ai pas compris la logique, et perdu énormément de temps (et d'espace) alors que j'étais pressé de tester mon nouveau jouet. Une fois la mission accomplie, j'ai enfin pu passer à l'action et voici mes premières impressions.

Tout d'abord, nous ne pouvons tester que des jeux casuals - ceux qui m'intéressent sont au contraire gamers - ce qui nous donne un premier contact avec la chose.


Sports Champions, le Wii Sports de la PS3, se présente sous deux mini-jeux différents: le frisbee et le ping-pong. Le premier n'est pas simple à maîtriser, alors que le second est réellement fun. Le titre complet est sans aucun doute réussi au vu de ces quelques minutes passées dessus.

Start the Party! est clairement une nouvelle version des Eye Toy Play dont j'ai été extrêmement friand sur PS2. Ici, nous devons chasser les insectes avec une raquette, et dessiner rapidement avec notre Move en guise de pinceau. Un principe que l'on connaît depuis 2003, mais tant que la reconnaissance de mouvements est réussie, pourquoi pas. Parfait pour s'amuser à plusieurs.

The Shoot. Jeu de tir à la Time Crisis, j'ai énormément de mal à viser juste; faute à un calibrage approximatif et l'absence totale de viseur à l'écran. Très laborieux. Dommage...

TV Superstars, c'est jouer à des jeux physiques sur différents plateaux de télévision. Les deux émissions qui nous sont proposées sont un jeu de danse où l'on doit suivre au Move des mouvements précis, l'autre un jeu de catapulte (genre Pain) nous demandant d'effectuer des figures imposées. On y joue avec notre propre tête préalablement photographiée. Une belle surprise.

Eye Pet. L'animal virtuel doit être lavé, savonné, douché et sèché par le biais de l'accessoire... Si vous avez déjà le jeu et que vous l'appréciez, c'est un plus, sinon c'est vraiment sans intérêt.

Tumble. La grosse surprise, qui a retenu mon attention pendant toute la durée de cette démonstration, et plutôt deux fois qu'une. Un jeu d'empilement d'objet demandant doigté et précision pour créer la tour la plus haute possible. Addictif!

Beat Sketcher. J'ai pas saisi le principe... qui nous demande de faire des dessins (stylo, pinceau, craie, bombe...) en musique. Ouais. Euh. Je me suis pris au jeu, mais quant à y s'y mettre réellement, y'a un précipice.


Il en est deux que je n'ai pas touché, Echocrome et Tiger Woods, donc nspp.

Mais si j'ai décidé d'acquérir l'objet, c'est en vue de vrais jeux gamers à venir. Je me suis déjà précommandé Heavy Rain Move Edition (sortie en octobre), attends les mises à jour pour Flower et Little Big Planet, et pleure celle de Resident Evil 5 qui n'interviendra que sur la version Gold alors que j'ai l'originale (en collector en plus). Mais voici les vrais jeux à sortir l'an prochain en compatibilité Move qui me semblent plus qu'intéressants: No More Heroes: Heroes' Paradise, Sorcery, Heroes on the Move, Virtua Tennis 4, Little Big Planet 2, Dead Space Extraction (inclue dans la collector de Dead Space 2), Killzone 3, Socom: Special Forces. Et j'imagine très bien tout un tas de jeu Wii suivant l'exemple de No More Heroes, et apprécierais même de voir débouler sur ma PS3 des titres comme MadWorld ou Resident Evil Chronicles.


Le Move est en soin un bien bel objet très précis et au fort potentiel, mais désormais son succès dépendra des jeux dédiés et de leur maîtrise de la bête. En attendant de le tester plus en détail sur Heavy Rain, je suis assez confiant sur ses possibilités.

jeudi 16 septembre 2010

Les 25 ans de Mario


A l'occasion du quart de siècle du Borat italien, déboucheur de canalisations de son état, toujours sapé de son affreuse salopette rouge et bleu et allergique aux tortues, voici un florilège des hommages qui lui sont dédiés sur le net.







Et pour le plaisir, un classique: Mario Kart par Rémi Gaillard

mercredi 15 septembre 2010

Passionnément Kingdom Hearts



A l'occasion de la sortie cette semaine du dernier opus sur PSP - et qui est déjà dans ma ludothèque en version collector qui plus est - voici mon gros coup de coeur pour une série née en 2002 de la fusion improbable des univers de Final Fantasy et de Disney, action-RPG à la narration complexe et aux combats punchy: Kingdom Hearts.


Etrange pari que celui de mélanger ces deux mondes si différents, mais si bien peaufinés par son réalisateur qui acquis dès lors ses dernières lettres de noblesse (si besoin en était): Tetsuya Nomura, sans qui la série n'existerait pas. Le monsieur dirige pour la première fois une équipe, mais a derrière lui un sacré c.v. avec la création des personnages de Final Fantasy VII, VIII, X et Parasite Eve, tout comme le scénario de FF7 en coécriture avec Mr Sakaguchi. Bref, une nouvelle aura pour lui, et la responsabilité de faire un jeu sérieux pour gamers alors que le défi semble bien difficile à relever. Et il l'aura fait le bougre, son jeu est une merveille que le public suit alors, avec un peu plus de 12 millions de ventes sur la totalité des titres développés jusqu'alors! Petit retour donc sur son premier chapitre, exclusif à la Playstation 2.


Et la première initiative intelligente de Nomura a été de créer un héros n'appartenant à aucun des deux univers, et pourtant leur empruntant beaucoup: Sora, le jeune garçon élu sauveur du monde. A ses côtés, des personnages Disney comme Donald, Dingo et Mickey, Alice, Tarzan ou encore Peter Pan; et d'autres de Final Fantasy tels Squall (appelé Léon), Tidus, Cid, Séphiroth... L'histoire assez simple de ce premier jeu raconte les aventures de Sora à la recherche de ses amis, desquels il a été séparé suite à l'attaque de leur monde - l'île du destin - par des créatures nommées Sans-Coeur, et après laquelle il est entré en possession d'une arme, la Keyblade, au pouvoir de vaincre ces monstres comme de verrouiller les mondes, c'est à dire les protéger des attaques des forces du mal. Une quête périlleuse mais toutefois aisée à comprendre, aidé de Donald et Dingo. L'action est omniprésente, la découverte des lieux un vrai délice et le challenge à la hauteur avec des combats optionnels (boss et tournoi) pour les plus aiguisés du paddle.


Le second jeu arriva sur Game Boy Advance, et est la suite directe du précédent. Mais ce Chain of Memories en perturba plus d'un par son système de combat à base de cartes, demandant attention et vivacité. Très beau pour le support choisi, nous y explorons les mêmes mondes que précédemment au cours d'une aventure s'attelant à la réflexion du rêve et de la réalité. Perdant peu à peu nos repères, nous sombrons avec Sora une première fois avant de comprendre la situation lors d'une seconde partie en incarnant Riku, son ami perdu. Deux jeux en un, un scénario perturbant et un final s'arrêtant net là où commence le troisième épisode de la série, voici un indispensable qui nécessite la maîtrise du combat par cartes et qui finira par combler ses finisseurs.


Troisième jeu, et retour sur PS2: Kingdom Hearts 2 arrive avec plus d'ambitions que l'original, dû au succès désormais évident de la série. Plus de moyens et de liberté, et Nomura nous raconte la suite de l'histoire d'une manière toujours plus torturée. Il est clair qu'un novice ne peut pas entrer de plein pied dans son récit, les deux précédents épisodes étant indispensables à sa compréhension. Ici, nous débutons avec un nouveau héros - Roxas - ce qui nous désoriente une fois encore, un nouveau lieu comme point de départ - la Cité du crépuscule - et la rencontre d'étranges personnes encapuchonnées appartenant à une certaine Organisation. Un départ déstabilisant donc, mais qui s'achève après quelques heures et nous ramène en terrain connu: le trio revient sur le devant de la scène et y restera jusqu'à la fin, laquelle après moult péripéties en fera pleurer plus d'un. Drôle et émouvant, KH2 nous invite au voyage dans des mondes inédits (Mulan, Tron...) avec un système de combat amélioré et une maîtrise technique hors-norme. Encore une fois, c'est un sans-faute.


C'est sur Dual Screen qu'arrive le quatrième jeu: 358/2 Days. Pas de cartes, mais des combats en temps réel comme sur console de salon pour un épisode dont le but est de dévoiler les secrets de scénario du 2. On y incarne alors Roxas dans une histoire liée à l'Organisation, et plus particulièrement à une nouvelle venue, Xion, avec qui il se lie d'amitié. La partie se déroule en parallèle de Chain of Memories et avant Kingdom Hearts 2, et nous montre l'envers du décor de fort belle manière avec des persos une fois de plus attachants. Là aussi, la connaissance des épisodes précédents est requise.


Place maintenant aux titres fraîchement arrivés ou encore en développement, et pour commencer celui à l'honneur de cet article: Birth by Sleep. Pas encore attaqué, j'ai cependant hâte de connaître le prologue de cette belle saga (l'histoire se déroule 10 ans avant KH1) en compagnie de ses trois héros qui se nomment Aqua, Ven et Terra, et c'est sur PSP que ça se passe. Re:coded, sur DS, sera la version intégrale du jeu initialement sorti sur téléphone portable au Japon uniquement, où il sortira le mois prochain. Allez, en 2011 pour nous. Cette même année sortira Kingdom Hearts 3D sur la future console portable de Nintendo, la 3DS, et les premières images sont très aguichantes. Mais nous attendons surtout un vrai Kingdom Hearts 3 sur PS3, et Nomura a bien annoncé 3 jeux actuellement en développement. Alors, est-il le troisième?


Vous l'avez compris, j'adore cet univers et possède bien sûr chacun des jeux cités ainsi que leurs adaptations manga, et la série est bien l'une des rares à pouvoir me faire acheter une machine rien que pour un soft. D'ailleurs, j'économise déjà pour la 3DS... Bravo à Nomura pour sa création, et que celle-ci continue d'exister de manière si réussie sans devenir un simple business. Que chacun des épisodes à venir garde l'intérêt du scénario, c'en est diablement important.





Et voici des mises à jour ultérieures avec mes tests de Birth by Sleep et Dream Drop Distance.