mercredi 30 juin 2010

Cinéma Fatal / Kiss and Kill


Nombreux sont ses fans, tout autant que ses détracteurs. Il ne met personne d'accord: certains le prennent pour un imposteur alors que d'autres le trouvent génial - et j'en fais partie. On pouvait craindre le pire de son premier long-métrage en tant que réalisateur, mais Michaël Youn nous surprend avec une maitrise de la mise en scène tout simplement fantastique, un rythme qui ne ralentit jamais, une bande son qui dépote, une histoire qui tient la route et des interprètes qui s'en donnent à coeur joie dans un comique absurde. Fatal fait fort, mais n'est pas à donner aux gamins car les gags visuels plutôt grand public se trouvent mis en balance avec des dialogues emplis de vulgarité, destinés aux fans de ses débuts. Un humour premier degré prononcé, les potes du trublion au rendez-vous ainsi que la présence de Stéphane Rousseau en nouvelle star de la musique qui vient concurrencer Fatal Bazooka (avec un rôle inspiré de JCVD), ce film remet Michaël Youn en pleine lumière et est fort susceptible de relancer sa carrière. Je me suis marré, j'ai adoré, et j'espère le revoir aussi fringuant prochainement!

Beaucoup plus familiale est la comédie d'action avec Ashton Kutcher en tête d'affiche: Kiss and Kill. Le mari parfait qui se trouve être un ancien tueur à gages, sa femme qui ne jure que par la sécurité refusant tout danger (même le saut à l'élastique), le secret qui est dévoilé quand la tête de monsieur est mise à prix: le duo de choc du film alterne avec succès les scènes d'actions gunfights-cascades avec d'autres de pure comédie dans cette histoire qui se suit avec grand plaisir. Et la présence de Tom "moustache" Selleck au générique n'est qu'une raison de plus de ne pas bouder ce film, parfait pour l'été.

mardi 29 juin 2010

Paris en photos


Safari-photo dans la capitale en compagnie de Luffy San, bien équipés en matériel pour arriver à ce diaporama.
Enjoy!

lundi 28 juin 2010

On se marre avec JCVD


Le philosophe belge le plus connu dans son meilleur rôle: celui d'amuseur télévisuel.
Difficile d'y faire un tri, voici donc plusieurs discours célèbres (ou sketchs improvisés à l'insu de son plein gré) comme "Je n'ai pas changé", "Adam et Eve", "Aware", "1+1"...
Ainsi que son passage à la Star Ac, puis un beau final.







Puis enfin ma séquence préférée, dans son film JCVD, quand son réalisateur lui laisse carte blanche pour un monologue qui nous donne ceci:

dimanche 27 juin 2010

La semaine du gamer


Quoi de neuf cette semaine? Eh bien trois nouveautés que je me suis empressé d'essayer tout en continuant les autres, une semaine de fou à changer de disque comme de slip: bref une vraie semaine de gamer.

Pour 1.50€ en promo sur le PS store, je me suis laissé tenter par l'épisode 1 de Blue Toad Murder Files, jeu d'énigmes que j'ai bien apprécié. De courte durée (1h), j'hésite cependant à me prendre la suite tant j'ai de boîtiers encore non-ouverts. Peut-être que plus tard dans l'année...

Le jeu de course ModNation Racers me faisait de l'oeil depuis sa présentation à l'E3 2009, et a désormais rejoint ma collection. J'ai tout essayé: solo, online, créations - et j'en suis comblé. Vivement que j'y joue avec des potes.

Metal Gear Solid Peace Walker était précommandé depuis plus d'un mois, mais un retard dans la livraison m'a bien fait pesté. Aujourd'hui, il est à la maison, inséré dans sa PSP, et m'a donné de belles premières impressions. Par contre, je n'ai pas encore testé le multijoueurs.

Hors nouveaux jeux, j'ai touché ces sept derniers jours à Final Fantasy XIII (45h d'écoulées, celui qui m'occupe le plus en fait), GTA Chinatown Wars et Fifa 10.

samedi 26 juin 2010

Pirates, le dernier roman du grand Michael Crichton


Comme je l'ai dis la semaine passée, je suis un très grand fan du romancier américain Michael Crichton dont je peux me targuer d'avoir lu tous ses écrits; du moins en français. Ce génie de la plume qui savait tant varier entre les genres, tantôt orienté réflexion, anticipation, médical - demandant une attention soutenue lors de la lecture - ou au contraire aventure-action avec mise en scène efficace mais une histoire plus simple, nous livre alors sa dernière oeuvre nommée "Pirates", que je m'empresse de vous parler.


Dès les premières lignes, on comprend que la narration appartient au second groupe précité avec la présentation de plusieurs personnages, que l'on devine déjà importants tout comme les lieux décrits autours d'eux. Une intrigue qui entre rapidement dans le vif du sujet, pas de longue introduction sans rapport avec celui-ci: on à affaire d'emblée à un bon vieux roman d'aventure comme il n'en a pas écrit depuis bien longtemps. L'histoire se déroule au XVIIe siècle dans les Caraïbes, et raconte l'expédition d'un corsaire anglais et de son équipage voguant vers une île espagnole en vue de voler un galion d'or. Pas besoin d'en dire plus, si ce n'est que les péripéties se succèdent, l'action bien rythmée tient le lecteur en haleine, et les personnages hauts en couleurs quoiqu'un peu stéréotypés y sont bien attachants. Parmi ceux-ci, on trouve le colosse, le borgne, la prostituée... Une belle équipe à la recherche d'un gros magot que l'on suit avec beaucoup d'aisance.

Vraiment pas prise de tête, ce roman me fait facilement penser à un autre de l'auteur, "Un train d'or pour la Crimée", sur énormément de points comme le travail en équipe ou l'action soutenue. Pour les amateurs de ce dernier, il faut absolument l'acheter! Pas de réflexion, très différent de ses derniers écrits, c'est un retour au dépaysement et à l'aventure pure, avec pour thèmes la piraterie, la chasse au trésor et les batailles navales. Au cinéma, on appellerait cela le blockbuster de l'été. Soit dit en passant, un film produit par Steven Spielberg est en préparation et devrait voir le jour d'ici un an, au pire deux. En espérant qu'il ne se l'approprie pas comme pour "Le monde perdu"...

Bonne lecture à tous, et à bientôt.

vendredi 25 juin 2010

Mon jeu du moment: ModNation Racers


Grand amateur de Mario Kart sur lequel de très nombreuses parties en multijoueur écran-splitté ont eu lieu (sur Gamecube le plus souvent), j'étais très intéressé par la production de Sony qui reprend tous les éléments de cette série reconnue pour sa convivialité, en y ajoutant sa touche perso par l'intermédiaire d'une personnalisation poussée du titre. Les développeurs canadiens de United Front Games ont fait un très beau boulot, s'inspirant de Little Big Planet pour la création d'avatars, véhicules, et bien entendu circuits. Un aspect communautaire qui devrait donner au jeu une bonne longévité en marge du mode solo.


Celui-ci d'abord m'a surpris par son histoire, fort plaisante et drôle, qui met le joueur de bonne humeur avec ses personnages au look unique et ses répliques qui font mouche (les commentaires des courses sont excellents!). Dès la première virée effectuée, on peut modifier l'apparence de son perso et de son véhicule, histoire de s'approprier le jeu. Les courses sont simples: vitesse, dérapages qui remplissent une jauge de boost, armes à récupérer sur piste et à utiliser, accélérateurs sur la chaussée - du pur Mario Kart en effet. Bien pêchu, facile d'accès et pouvant connaitre des retournements de situation au dernier moment, ce n'est pas une pauvre copie mais bien un concurrent à prendre au sérieux, joli qui plus est. Le mode solo nous fixe plusieurs objectifs, un obligatoire (genre finir la course sur le podium) et d'autres optionnels (comme par ex un certain nombre de dérapages à effectuer), qui débloquent des items pour les créations. Les conducteurs gérés par l'I.A. ne sont pas des tendres, le challenge est gentiment corsé; ce qui n'est pas pour me déplaire.


En multi, c'est simple: ce n'est que du bonheur! Partagez vos propres circuits - qui sont facilement et rapidement réalisables - et défiez les gamers de la planète, ou allez sur les leurs puis notez les en fin de course. Vous pouvez aussi récupérer les avatars crées par les autres; j'ai dégoté un Astérix et un Sonic que je trouve super réussis. Côté conduite, on a affaire à de vrais pros, et j'ai intérêt à sérieusement m'entraîner afin de rivaliser avec les meilleurs. Lorsque l'on s'y met, c'est bien le genre de jeu auprès duquel on ne voit pas le temps passer. Ma seule critique négative concerne les temps de chargement, malheureusement longuets autant en ligne qu'en solo.


Je vais être clair: ModNation Racers est une vraie réussite dans son gameplay, son ambiance et la frénésie de ses courses. A plusieurs, en ligne ou en écran splitté, le plaisir de se tirer la bourre entre amis (ou avec des inconnus) est réellement présent, et les éditeurs si simples d'utilisations promettent beaucoup de contenus à venir. A noter que la version PSP est compatible avec sa grande soeur, ce qui est un plus. Un achat qui me comble, alors n'hésitez pas!





jeudi 24 juin 2010

Rétro: Zelda Link's Awakening


Voici l'inauguration d'une nouvelle rubrique dans ce blog, liée aux jeux vidéos ayant un minimum de 10 ans d'âge, et dont le premier qui va être traité n'est rien d'autre que celui qui m'a donné le feu et la passion de ce loisir. A l'époque (1993), je n'avais pas de console ou de micro-ordi chez moi, je trainais chez les potes et trouvais ça sympa mais sans plus. Puis j'ai demandé une Game Boy à mon anniv', et c'est là que tout a changé quand je découvris qu'elle était accompagnée de deux jeux: Tetris et Zelda. A tout Seigneur, tout honneur, et cette séquence nostalgie commence donc avec le souvenir inoubliable de The Legend of Zelda: Link's Awakening.


Une immersion totale dès allumage de la console, une musique qui y est pour beaucoup tant elle rythme admirablement l'entrée du joueur dans un monde qu'il va prendre plaisir à explorer: l'île Cocolint. Link, le héros, se réveille chez des inconnus suite au naufrage de son bateau. Il ne sait plus ce qu'il faisait avant de sombrer, et apprend que l'île est en proie à une malédiction, des monstres émergeant de tous côtés et attaquant la population. Sans peur, il se rend sur la plage récupérer son épée et commence sa quête: sauver le Poisson-Rêve, maître de l'île dont le sort des habitants dépend. Pour se faire, Link doit visiter huit donjons, obtenir les artefacts qui y sont gardés, puis se rendre au sommet de la plus haute montagne où réside le Poisson-Rêve, vaincre le grand méchant de l'histoire et enfin le réveiller.


Link, le héros muet de Miyamoto, se maitrise si simplement sur cette bonne vieille Game Boy avec seulement une croix de direction et deux boutons. Sauts automatiques comme l'utilisation du bouclier, épée classique, tournoyante ou à éclairs, plus d'autres armes se récupérant au fil des donjons traversés, notre gamin à de quoi se défaire des adversaires qu'il rencontre sur son chemin. Très grande et se dévoilant au fil du périple, la carte demande de nombreuses heures au joueur afin de se repérer, aidé plus tard par l'apparition de téléporteurs. Très variée aussi, avec les classiques décors de mer, montagne, plaines et cavernes; tout comme le design des donjons de plus en plus vastes, demandant une réflexion toujours accrue en adéquation avec le dernier équipement amassé, dont certains m'auront donné une bonne migraine comme la Tour du Vautour et ses trois étages (niveau 7) ou le Temple du Masque et ses fameux "yeux" (niveau 6). Et bien sûr les boss les protégeant, avec la nécessité de trouver leur point faible comme dans tout épisode de la série, donnant droit à des combats épiques (le vautour par exemple).


Les nombreuses péripéties de l'aventure me reviennent en mémoire, et je m'adresse ici à ceux qui s'y sont promené également.Vous souvenez-vous de la quête des feuilles d'or du prince, de la promenade de Toutou ou du coq chantant, du village des animaux ou encore de la séquence de pêche? Et les indices donnés via les cabines téléphoniques par Pépé le ramollo, qui dort toujours quand on va le voir dans sa cabane; et le hibou qui nous guide au début, et apparait de temps en temps pour nous remettre dans le droit chemin. Et enfin la recherche de TOUS les coquillages et fragments de coeur disséminés sur le territoire, ou encore la séance de troc, interminable (avec le bikini de la sirène ^-^). Tant d'heures passées à vadrouiller, à vouloir tout récolter, et pour ma part huit parties jouées de ce chef-d'oeuvre vidéoludique dont la plus courte fut effectuée en seulement deux jours! Auxquelles il faut y ajouter deux autres, sur Game Boy Color, quand arriva une nouvelle version du jeu.


Estampillé DX, cette version 2 de l'aventure apporte quelques ajouts et modifications, en plus de la colorisation du titre: un nouveau donjon optionnel basé sur des énigmes liées aux couleurs, la quête du photographe (et la possibilité de les imprimer pour ceux qui possédaient le GB Printer), des indices plus présents dans les donjons... ainsi qu'une légère censure comme par exemple le fameux bikini qui devient un collier. Une excellente version, pas indispensable pour les possesseurs de l'originale, mais bienvenue quand même.

Et bien voilà, je vous ai présenté ou peut être même fait connaitre l'un de mes jeux préférés de tous les temps, qui n'a clairement pas pris une ride que ce soit en monocrome ou en couleurs, et espère vous avoir donné envie de vous (re)plonger dans cette île pleine de mystères et de dangers, mais tellement excitante à explorer!


Comme il est écrit sur le site Le Palais de Zelda: "Que la Triforce soit avec toi!"

A bientôt dans un nouveau Rétro.

mercredi 23 juin 2010

Une vie de Poisseman


Voici une histoire qui s'est déroulée la semaine passée, et qui mit plusieurs jours à prendre fin; voyez plutôt.
Je reçois un mail d'une amie, m'en vais donc en prendre connaissance, et là pas moyen de le lire: on me demande de m'inscrire à un site dont je ne sais rien afin de consulter le message. Naïf (inconscient?), je me dis que le site en question est un concurrent de Facebook comme il en existe et décide donc d'y créer un compte. Plusieurs questions déterminent mon profil, je valide, et c'est à cet instant que je m'aperçois de la grave erreur que j'ai commise: je me suis inscrit sur un site de rencontres à l'insu de mon plein gré! Je cherche à me désinscrire fissa, mais ne trouve pas près d'une heure durant le menu qui me permettra d'annuler. Me maudissant, je recherche alors le fameux message qui a causé cette inscription involontaire - me disant que l' "amie" en question a usé de ruse afin de mettre ma tronche à vendre - mais là aussi, point de message. Rien, que dalle, nada. Pas d'explication. Je reçois alors des demandes de rencontres (et je n'en ai que faire), mais la curiosité me pousse à au moins les lire... et là surprise, faut payer pour consulter un mail (un vrai, cette fois), et c'est de l'ordre de 30 boules le mois!!! Jamais de la vie! Site à la con qui te dit que tu es intéressant, et qui te demande de raquer pour en savoir plus...
Ne trouvant toujours pas comment me barrer de cette entourloupe et ne plus recevoir de mails bidons (que je ne peux donc même pas regarder), je parviens à contacter la personne à l'origine de tout ceci afin de lui exprimer mon mécontentement, mais elle me répond n'y être pour rien, qu'il ne faut pas être stupide au point de s'inscrire à n'importe quoi, bref je suis passé pour un beau blaireau. Prenant pitié de moi, elle s'est chargée de rechercher comment retirer mon profil, puis parvint enfin à le supprimer. 4 jours de spams, à me dire que Melissa14 ou Boubou36 me correspondent, pfff ce fut long. Tout est bien qui fini bien, mais malgré tout VDP.

mardi 22 juin 2010

E3 2010: mes jeux préférés


Voici les cinq jeux ayant le plus retenu mon attention lors de ce salon, choix assez difficile à faire tant de belles choses nous ont été montré.











J'aurais pu également vous parler de Dead Space 2, Killzone 3, Marvel Vs Capcom 3, Mafia 2, GT5...

lundi 21 juin 2010

Hippodrome Paris-Vincennes


Hier fut la première fois que je rentra dans un hippodrome: c'était à Vincennes pour le Grand Prix du Président de la République. C'est sympa comme ambiance, on peux parier même si l'on n'y connait rien avec les perfs des chevaux et leurs cotes, et dans mon cas j'ai simplement perdu 2€ comme tout débutant. J'avais tout de même plus de chances de gagner le jackpot que l'équipe de France de foot de marquer le moindre but à leur prochain match (surtout sans entraînement). Bref, j'ai apprécié la convivialité des lieux, en compagnie de ma filleule et de ses parents, et échappé de peu au concert de Henry Dès prévu en fin d'après-midi. Je crois bien que je reviendrais.



dimanche 20 juin 2010

La semaine du gamer


Moins de temps passé cette semaine sur mes consoles, pour cause Mondial et d'E3, et la quarantaine d'heures de jeu franchie sur Final Fantasy 13 tout comme la fin des longs couloirs linéaires (qui ne m'auront absolument gêné, en fait). L'énorme plaine qui s'est offerte à mes combattants avec ses monstres par milliers me permet d'augmenter les compétences de chacun, tout comme la réalisation de tâches annexes consistant à vaincre un ennemi précis. J'en ai oublié de suivre l'histoire, va falloir m'y remettre. A côté de cela, du Fifa 10 pour voir une équipe de France - totalement renouvelée - gagner des matchs, du GTA The lost and damned pour me défouler avec l'ami Johnny, et un nouveau venu, ModNation Racer, dont le fun des courses me donne envie de bien me préparer avant de jouer en ligne. Enfin, visite du Stand Sony sur Home, avec visionnage de vidéos et obtention du costume spécial salon pour mon avatar. En attendant l'arrivée prochaine de Metal Gear Solid Peace Walker et de Assassin's Creed 2 Complete Edition, je trouve que finalement je n'ai pas tant levé le pied que ça.

samedi 19 juin 2010

Cinéma L'agence tous risques / The crazies


Les adaptations de séries télé sur grand écran ont le plus souvent accouché de belles bouses plutôt que de films réussis - Chapeau melon et bottes de cuir, Les mystères de l'ouest, Ma sorcière bien aimée - et le doute est toujours présent lorsque l'on prend place pour visionner une série fétiche de notre enfance revisitée à la sauce d'aujourd'hui. L'agence tous risques nous met dans le bain dès les premières minutes, et rassure le spectateur avec Liam Neeson dans le rôle d'Hannibal que cette version ciné a bien été prise au sérieux par ses producteurs: des scènes d'actions spectaculaires (et fortement abusées), un casting bien dans ses rangers, une histoire qui tient la route bien qu'un peu complexe, et surtout l'esprit de la série d'antan qui est toujours présent. Je considère tout simplement ce film comme la meilleure et plus fidèle adaptation qui puisse exister, un très bon moment passé sans voir l'heure tourner, et aimerais d'ores et déjà qu'une suite soit mise en chantier.

Grand amateur de films d'horreur et de labels significatifs de qualité dans le genre (ici Paramount Vintage), c'est avec l'envie d'être mis sous pression que je suis allé voir The Crazies, l'histoire d'un village dont les habitants sont rendus fous par un virus et mis en quarantaine, et dans lequel un groupe tente de sauver sa peau en cherchant la fuite. La tension est palpable dès la vision du premier homme contaminé et reste tout au long du film, qui fonctionne plus sur cette aura de peur permanente et de sursauts (scènes de cache-cache avec les fous) plutôt que sur des séquences gores. Attention, il y a bien certaines scènes saignantes, mais c'est surtout à l'oreille que se joue la frayeur ainsi que sur ce que l'on ne voit pas. Très bien interprété et fort en émotions diverses, voilà un film de genre que je ne peux que conseiller.

vendredi 18 juin 2010

Putain d'équipe de France de merde! (2010)


Je n'ai jamais vu une soi-disant équipe aussi bien regarder son adversaire pendant un match de compétition, autant rater ses passes et se voiler la face en prétendant que rien n'est perdu et que l'on peut toujours compter sur eux. Hier soir s'est déroulé la pire des représentations des Bleus, et pas seulement sous l'ère de Raymond; oublié le France-Bulgarie de novembre 1993, le France-Sénégal du Mondial 2002 ou encore le France-Italie de l'Euro 2008, les limites ont été allègrement repoussées par ce France-Mexique d'anthologie, à la fin duquel les joueurs ont osé déclarer que mathématiquement rien n'est fait et que tout se jouera lors de la troisième journée! Bien que je doute fortement d'un résultat autre qu'un nul entre le Mexique et l'Uruguay qui les qualifierait tous deux, il m'est impossible d'imaginer - s'ils jouent le jeu et que le match se solde par une victoire, quel que soit le vainqueur - que la France plante cinq buts aux Sud-Africains, condition requise pour renverser la différence de buts. 5-0 contre le pays organisateur qui voudra finir sur une bonne note, avec cette équipe de bras cassés? C'est plutôt une nouvelle défaite qui se profile, et je ne pense même pas regarder le direct...

Qui est responsable d'une telle honte? Raymond? Evidemment qu'il a sa part de responsabilités, tant il n'a jamais su créer un groupe compétitif, évinçant les meilleurs joueurs pour des raisons personnelles. Tout au long de ces six années, c'est en vrac Trézéguet, Pirès, Wiltord, Saha, Mexès, Pedretti, Benzema, Nasri, qui ont été renvoyé de la sélection nationale alors qu'ils méritaient amplement d'en faire partie. Et à côté de ça, il nous ramène qui? Chimbonda? Gomis? En 2006, les Bleus ont certes accédé à la finale du Mondial allemand, mais uniquement parce que Zidane et les anciens ont pris les choses en mains et fait sortir les doigts du cul à leurs équipiers, sinon ils seraient rentré bien plus tôt à la maison. L'équipe n'a plus de leader, Raymond ayant coupé les têtes des deux capitaines en laissant Vieira chez lui et Henry sur le banc; et c'est un Evra loin d'être un exemple qui était censé remuer ses partenaires, dans un système de jeu mis au point deux semaines avant le premier match de cette coupe du monde et dont personne ne s'est jamais habitué. Et dans lequel Govou et Anelka, pourtant si mauvais (dans ce système), ont été jusqu'au bout conservés. Ils étaient tellement fiers d'avoir battu le Costa Rica (non-qualifié) en amical...

Mais le sélectionneur est loin d'être le seul responsable, tous les membres de la fédération de football le sont aussi bien sûr. Car ce sont eux qui ont prolongé son rôle à la tête de l'équipe nationale suite au fiasco de 2008, où je vous le rappelle la France n'avait déjà pas passé le premier tour de l'Euro en Suisse, et dont les premiers mots de Raymond  après le désastreux match contre l'Italie synonyme de retour au pays étaient sa demande en mariage auprès de sa compagne! J'étais persuadé comme tout le monde à ce moment là que son sort était scellé et que l'on allait repartir avec du sang neuf, mais la FFF en avait décidé autrement. Et leur choix de continuer la collaboration nous a apporté quoi? Des éliminatoires ratés, une qualification volée, et un premier tour au mondial qui fait du pays la risée du monde entier. Des touristes dans un palace en bord de mer, voilà ce que nos joueurs ont été. Pauvres Irlandais qui méritaient tant d'y aller à notre place, et qui j'en suis convaincu se seraient donné à fond dans ce groupe pourtant pas si compliqué.

Le public n'est pas dupe, et même s'il continuait à supporter son équipe et à croire à un miracle n'en était pas moins conscient des difficultés à rencontrer. Moi aussi j'ai voulu espérer, je reste fier d'être français mais demande à ne plus être représenté par ces branquignols! Et Laurent Blanc a du s'arracher les cheveux en constatant la tonne de travail qui l'attend afin de remettre sur pied une équipe compétitive dès sa prise de fonction. En espérant que TOUT le staff actuel de l'équipe de France ainsi que TOUS les membres de la fédération soient remplacés, afin de partir sur des bases 100% neuves, marquer des buts, gagner à nouveau et être de retour dans le coeur des Français. Car aujourd'hui, c'est un dégoût total qui domine la patrie.

Une nouvelle génération doit naître, les trentenaires écartés. Je verrais bien Gourcuff détenir les clés de l'avenir des Bleus sur le terrain, Lloris en devenir le nouveau capitaine, Benzema l'avant-centre indiscutable ... et Ribéry retourner voir la décolorée aux gros nibards et lui glisser des pénaltys! Si Blanc à les couilles de le sortir de l'équipe...

C'est la fin de mon coup de gueule, merci de l'avoir suivi, et à bientôt.

jeudi 17 juin 2010

Passionnément Metal Gear



La série créée par Hideo Kojima est l'une des plus célèbres du monde du jeu vidéo. Petit tour d'horizon d'un produit culte.

Le premier jeu intitulé tout simplement Metal Gear est sorti en 1987 sur micro-ordinateur MSX2, et présente la première aventure de l'un des héros les plus fameux du monde vidéoludique: Solid Snake. Membre des forces spéciales américaines spécialisées dans les opérations d'infiltration (Fox Hound), il est envoyé en mission solo suite à la disparition du leader de son groupe dans une forteresse ultra sécurisée du nom de Outer Heaven. Avec un scénario superbement travaillé et une mise en scène qui tient le joueur collé à son écran, ce jeu est simplement une merveille que tout fan se doit de posséder (il est dans l'édition spéciale MGS3 Subsistance, tout comme le second). Il fit l'objet d'une adaptation sur NES, plus connue mais relativement éloignée du produit original, et clairement moins réussie.

Metal Gear 2: Solid Snake (1990), la vraie suite réalisée par Kojima, ne doit en aucun cas être confondue avec Snake's Revenge, deuxième Metal Gear de la NES, renié par le maître. Non, MG2 est encore plus abouti que son ainé, le rythme plus soutenu, l'histoire encore plus passionnante. En deux jeux, Kojima a imposé son style: narration hollywoodienne, mélange d'infiltration et d'action (avec des combats contre des boss), contact radio du héros avec sa base (sentiment toujours présent de solitude sur le terrain). Un style qui a bien été copié depuis, mais pour des résultats rarement à son niveau.


Le troisième épisode est arrivé en 1998 et se nomme Metal Gear Solid, et a carrément révolutionné le jeu d'aventure sur Playstation. L'utilisation de la 3D a permis a Kojima de mettre le joueur au centre de l'action, de ne plus avoir recours à des écrans fixes entre deux zones. L'optimisation de la manette Dual Shock a  énormément apporté à l'immersion, et l'histoire reste la préférée de la majorité des fans de la série. Un disque additionnel est quant à lui sorti dans la foulée, composé de missions virtuelles d'entrainement. Ce chef d'oeuvre a eu droit à un remake sur Gamecube - The Twin Snakes - qui, bien qu'il soit assez réussi et beaucoup plus beau, perd malgré tout dans l'ambiance. MGS est disponible sur Playstation Store, pour PS3, PSP et PSVita.


En 2000, c'est sur Game Boy Color qu'arrive un peu dans l'anonymat un certain Metal Gear: Ghost Babel, non développé par l'équipe principale, mais proposant une aventure riche, longue, intéressante et bien jouable, mais dont l'histoire est alternative à la trame principale. Un épisode que j'ai très apprécié, sur cette console qui m'aura bien peu comblé.


C'est sur Playstation 2 que Kojima nous livre la suite de sa série avec en 2001 Metal Gear Solid 2: Sons of  Liberty, qui aura marqué ceux qui l'ont pris en main par son histoire en deux temps: Snake dans un bateau militaire, puis l'infiltration d'un énorme complexe en pleine mer par un nouveau venu nommé Raiden! Le secret du vrai héros de MGS2 est resté jusqu'à la sortie du titre, les trailers présentés jusqu'alors mettant en scène Solid Snake dans des situations qu'il ne connaitra finalement pas. Sacré Hideo... L'année d'après, une version Substance arrive sur PS2 mais aussi sur Xbox, dans laquelle de nombreux ajouts sont incorporés. J'ai acheté à l'époque ma PS2 avec le pack MGS2.


Deuxième jeu sur la console de Sony, Metal Gear Solid 3: Snake Eater aura divisé son public.Grande histoire encore, de nombreuses idées de gameplay basées sur un univers de jungle, mais une jouabilité dépassée pour ceux qui ont goûté à Splinter Cell. Personnellement, j'ai énormément pesté contre la vue de haut sans radar pour s'aider, qui rendait la furtivité bien difficile. Puis Kojima a écouté les critiques pour nous livrer l'un des plus beaux collectors jamais réalisé: MGS3 Subsistance. Nouvelle caméra pour une jouabilité proche du concurrent d'Ubisoft, et ainsi un plaisir complètement retrouvé. Film incluant cinématiques et scènes de jeu, fort maitrisé pour ceux qui conçoivent le titre comme un vrai long-métrage. Apparition des deux premiers épisodes MSX2, en français, et là c'est un total pardon pour ce qui nous avait énervé. Et d'autres scènes bonus... Merci Mr Kojima, pour 40€ à sa sortie je l'ai acheté direct! On trouve aujourd'hui ces deux titres en compilation HD pour PS3, 360 (avec en sus Peace Walker) et PSVita, ainsi qu'une version 3DS pour le seul Snake Eater.

La PSP n'est pas en reste avec pas moins de quatre épisodes originaux, à commencer par les deux Metal Gear Acid (2005 et 2006). Ici, il s'agit de RPG tactiques mettant en scène Snake sur un damier devant calculer et éviter les rondes ennemies, et dans les scènes d'action gérer le tour par tour afin de vaincre ses adversaires en utilisant un système de cartes. Très différents donc, mais bigrement intelligents dans leur présentation avec, encore et toujours, de bonnes histoires bien racontées. Metal Gear Solid: Portable Ops, arrivé lui en 2007, est beaucoup plus traditionnel et se place dans la trame principale en suite de Snake Eater. Une zone vaste et non-linéaire, le choix donné dans l'ordre des missions et un mode multijoueurs composent cet épisode, qui a vu naître un add-on nommé "Plus". Pour terminer, Metal Gear Solid: Peace Walker, premier de la portable dirigé par Kojima himself et lui même suivant les événements de Portable Ops, nous met encore une fois aux commandes de Big Boss tout en nous racontant la création de Outer Heaven, avec en sus un jeu en multi pas désagréable. L'un des tous meilleurs jeux du support, sorti en 2010.


Metal Gear Solid 4: Guns of the Patriots, qui débarqua en 2007 exclusivement sur Playstation 3, nous met une sacrée claque visuelle, additionnée à des missions de par le monde (contrairement à tous les autres qui se déroulent en un seul et même endroit). Le joueur peut complètement choisir son approche -dans l'ombre ou bourrin - ce qui influe sur la progression dans les niveaux. Un jeu qui conclue la saga, révélant tous les secrets détenus jusqu'alors et liant chaque épisode à ce dernier. Un finish de haute volée, grandiose et émouvant. A noter que le disque contient un autre jeu, Metal Gear Online, contenant divers modes de jeux dans des arènes aux couleurs de MGS4.
Pour finir, tout possesseur de PS3 se doit de télécharger la Metal Gear Solid Database, encyclopédie ultime sur la série qui prend énormément de temps de lecture. Pour tout savoir, c'est là et pas ailleurs que ça se passe!

L'épisode sorti en février 2013 met en scène le personnage de Raiden dans sa combinaison de ninja au sein d'un jeu d'action bien pêchu: Metal Gear Rising: Revengeance, développé par Platinum Games. Le héros de MGS2 a bien changé depuis et dézingue à la pelle cyborgs et robots pour notre plus grand plaisir.


Metal Gear Solid V est quant à lui sorti en deux parties: Ground Zeroes (2014) et The Phantom Pain (2015). Le tout dernier opus de Kojima fait un détour du côté des mondes ouverts et réinvente l'infiltration (rien que ça) dans un titre à la durée gargantuesque, d'une beauté rare et remettant en selle Big Boss avant que la chronologie ne nous fasse jouer son fils caché. Un indispensable.


Aussi, je ne peux passer sous silence que les personnages de MGS4 sont jouables moyennant finances dans LittleBigPlanet - j'ai moi-même déboursé pour le sackboy Old Snake - ainsi que l'achat de la compil HD sur PS3 (5 titres: MG1 et 2, MGS 2,3 et PW).



Pour finir, côté bouquins, je me suis procuré les produits ultra-complémentaires de Console Syndrome (2011) et IG (2013).