mardi 27 septembre 2016

Mon jeu du moment: The Evil Within


J'avais envie de me faire quelques frissons, alors j'ai inséré dans ma console la galette du dernier jeu de Shinji Mikami dont c'était ici le retour dans le genre de l'horreur, un vrai survival comme le firent à l'époque sur PSOne ses autres réalisations Resident Evil et Dino Crisis. Et oui, The Evil Within pose son ambiance flippante et le gameplay qui va avec.


Survival-horror, un terme qui a évolué avec le temps pour se généraliser avec des jeux orientés action sous une atmosphère oppressante. Un changement effectué par Mikami lui-même et son Resident Evil 4 où l'on abattait nos ennemis plutôt que de les fuir, où les munitions n'étaient plus limitées. Et là, c'est la volte-face, le retour aux sources de la peur: les munitions deviennent une denrée rare à utiliser en dernier recours, les ennemis sont suffisamment résistants pour nous obliger à une approche furtive (attaque silencieuse dans le dos ou passage sans se faire voir), le moindre bruit signale votre présence, les lieux sont piégés. Pas de doute, l'aventure qui se présente à nous n'a rien d'une balade de santé. Chouette, je vais pouvoir tester ma sensibilité aux sursauts et à la peur.


Difficile de décrire l'histoire qui nous attend dans ce jeu - le scénario tarabiscoté devant se trouver une explication en son final - je vais néanmoins mettre en place le début de l'aventure. On y interprète le rôle de Sebastian Castellanos, un flic appelé en intervention dans un hôpital où une émeute aurait eu lieu. Accueilli sur place par une pile de cadavres, lui et son collègue sont ensuite attaqués par un personnage fantômatique avant de se réveiller en un lieu inconnu. Le début d'un périple nocturne en divers endroits, parsemés de personnages peu recommandables, où l'idée maîtresse est de survivre. Et d'aller toujours plus loin, en quête d'une sortie et de réponses.


Avec son ambiance à faire frissonner les plus téméraires, ses ennemis variés et ses paysages tantôt paysans (RE4 style) tantôt glauques (Silent Hill style), The Evil Within réussi son coup du point de vue esthétique et prend un malin plaisir à jouer avec la tension du joueur. Côté gameplay, si on apprécie les possibilités de déplacement de notre gars (marcher normalement, furtivement, courir, sprinter, tirer en mouvement) ainsi que le point de vue aventure (documents à découvrir, objets à récupérer), on regrette cependant une caméra pas toujours réactive et l'impossibilité de se coller à un mur en mode furtif. Autre point qui me gêne un peu: plusieurs séquences sont scriptées (on doit agir d'une manière unique) et seul le die-and-retry nous permet de savoir ce que le jeu attend de nous. Et j'en ai vu, des game over. Mis à part cela, on a ici un bon titre d'un genre qui avait été mis en attente avant d'être relancé par The Last of Us (qui lui est sans défauts), et doté d'une durée de vie plus que confortable. Retour aux premiers amours réussi pour Mikami-San.

dimanche 25 septembre 2016

La semaine du gamer


- Batman Arkham Knight: terminé le jeu principal à l'exception des trophées de l'homme-mystère bien trop longs et chiants à récupérer, sinon appréhendé tous les autres criminels de la ville. Fini tous les DLC narratifs également, qui furent courts et décevants.

- Grim Fandango Remastered: presque à la fin du jeu (dans le quatrième et dernier acte), toujours ébahi par ce scénario drôle et ses énigmes pas forcément simples mais restant logiques.

- The Evil Within: après un premier chapitre prologue qui m'a cassé les c... avec une séquence d'infiltration fort mal fichue, j'ai achevé le second en y prenant bien plus de plaisir. L'ambiance d'horreur soutenue est excellente.

- Resident Evil 7 démo: non abonné PSPlus, j'ai dû attendre l'ouverture de la démo à tous les publics pour m'y atteler. Un moment court et prenant, mais qui ne laisse rien entrevoir dans son lien avec la série. Affaire à suivre.

samedi 24 septembre 2016

Mon jeu du moment: Grim Fandango


En cette période de remasterisation à toutes les sauces des jeux d'hier et d'avant-hier - la plupart du temps inutilement - il en est qu'il fait plaisir de se procurer quand la sortie initiale du titre nous avait à l'époque échappé, ce qui est donc le cas de ce Grim Fandango datant de 1998 et alors exclusif au PC (je n'ai jamais été joueur sur PC) puis arrivé l'an passé sur consoles. Une occasion en or de découvrir un classique mondialement reconnu, et qui n'a pas pris une ride.


Manuel Calavera, agent de voyage entre le royaume des morts et le Paradis, est ici le héros que nous incarnons au cours d'une quête drôle et soutenue qui nous fait bien utiliser nos méninges. C'est que le bougre, impatient d'avoir assez d'argent pour se payer un billet de train pour l'au-au-delà, n'a rien trouvé de mieux que de piquer une "cliente" fortunée à son collègue, ce qui a déréglé le déroulement normal des opérations et envoyé la miss au milieu de nulle part. Chevalier servant partant à la recherche de la donzelle en détresse - et un peu viré aussi - Manny va vivre un périple mouvementé et complètement fou-fou dans un monde qui lui est également inconnu, riche en rencontres et lieux divers.


Ce jeu d'aventure se veut plus logique dans ses énigmes que les tortureux Monkey Island, Discworld ou Chevaliers de Baphomet - même si les neurones vont chauffer, hein! - et se joue tant sur les objets à collecter et utiliser au bon endroit que dans ses dialogues désopilants (la voix de Manny est juste géniale ). Il est composé de quatre chapitres, chacun se déroulant dans un contexte et une contrée différents, avec un plaisir de découverte toujours intacte. L'histoire est simplement passionnante, les personnages secondaires attachants et le gameplay retouché (pas simplement point'n clic, mais avec notre perso dirigé via le stick) aux petits oignons. Le plus impressionnant, c'est que le titre ne fait absolument pas son âge - 18 ans! - avec ses décors précalculés très détaillés et des animations fluides.


Si comme moi vous aviez raté Grim Fandango lors de sa sortie originelle, voila un excellent moyen de se rattraper (PC, PS4, PSVita, Smartphones) et une certitude absolue de passer un excellent moment vidéoludique. Un titre signé Tim Schafer (Day of the Tentacle, Brütal Legend, Psychonauts, The Cave, Full Throttle).

mercredi 21 septembre 2016

Une vie de Poisseman


Pas simple d'aller et revenir de Corse

Pour les 60 ans de ma maman, mes parents et moi avons décidé d'un joli séjour sur l'île de beauté, destination nous étant inconnue mais qui fait bien rêver. Il y a cependant un hic pour le transport: n'ayant jamais pris l'avion - et vraisemblablement flippant au-dessus de la mer - ils me demandent de ne pas faire l'aller-retour depuis Paris par ce moyen, ce à quoi j'ai cherché et trouvé des solutions alternatives bien que beaucoup plus longues. Rien ne valant un trajet direct, le destin à voulu nous pourrir ces deux voyages et l'a bien réussi.

Pour l'aller, je parviens toutefois à les convaincre de prendre un vol Paris-Nice, puis un bateau Nice-Bastia avec une marge de 2h. Pour le retour, on opte pour une traversée Bastia-Toulon puis un TGV pour Paris CDG 1h30 plus tard. Sur le papier, tout baigne. Sur le papier seulement...

1/ L'aller

Avant même de partir, je reçois un mail de la compagnie maritime m'annonçant l'indisponibilité de notre traversée Nice-Bastia (j'apprendrai plus tard que le bateau avait pris feu) et me propose deux options: remboursement du billet ou embarquement à Gênes à 22h (traversée de nuit, arrivée le lendemain matin au lieu du début de soirée, cabine offerte). Ayant choisi cette seconde possibilité, je me suis empressé de réserver la liaison Nice-Gênes en autocar, celui-ci partant de l'aéroport de Nice 3h après notre atterrissage. Bref, tout se goupille à nouveau. Croit-on. Car le jour du départ, un autre souci se présente sur le vol. Je passe brièvement sur le bagage de soute - déjà payé - qui n'apparaissait pas sur ma carte d'accès à bord, ainsi que sur nos trois places qui nous ont été imposées complètement dispachés dans l'appareil (super pour un baptême de l'air), pour en venir au fameux retard de notre vol. Pas d'informations si ce n'est le panneau d'affichage qui change régulièrement l'horaire de départ prévu, pour donc décoller 2h30 après l'heure d'origine - pour un vol d'1h30 - et ce avec un changement d'appareil pour cause de défaillance dans les systèmes de communications. Arrivés à Nice (Terminal 2) 30mn avant le départ du bus (Terminal 1), c'est la course pour le chopper avec une navette à emprunter liant les deux zones. On l'a eu, à 10 mn près! Une fois en Italie, on est accueilli par une averse des plus sévères (45mn abrités dans un métro) avant de se rendre au port. Le bon pour nous, c'est celui des ferrys dont l'entrée se situe 2km plus loin, et non celui des navires de croisière qui était juste à côté. Mauvais temps, chargés par nos bagages, avec rien de touristique du côté du port, ben on n'a pas vu grand chose de Gênes. On a quand même mangé italien, pizzeria pas chère (3 menus pizza, pâtes et risotto pour 33€!) tenue par les moustaches de Super Mario... ben non, j'déconne, c'était de bons vieux Chinois!!! (Ping Ping et sa compagnie, vachement bon en plus). Une fois à bord et partis à l'heure, il était temps de se taper une bonne nuit de sommeil - claqués, vous comprenez - mais c'était sans compter sur je ne sais quel objet à l'extérieur qui a tapé contre la paroi sans jamais s'arrêter, aux sons de "tac-tac, tac-tac-tac, tac-tac" bien casse-bonbons pour fermer l'oeil. Une fois à Bastia, aucune péripétie malencontreuse à déplorer... jusqu'au moment du retour.

2/ Le retour

Tu mets les pieds au port de Bastia (traversée de nuit, départ 21h) et déjà les ennuis recommencent! Bateau retardé sans explications ni même affichage pour estimer le délai, celui-ci ne partira que 3h plus tard. La cause? Un petit vieux qui est décédé dans le navire alors qu'il était encore à quai lors de son précédent trajet, avec services de secours en ville à faire intervenir. Forcément, il part en retard, arrive en retard à Bastia, repart en retard, accostera en retard etc etc. On met les pieds au port de Toulon 20 mn après le départ de notre TGV - qui étrangement est parti à l'heure - puis se rend au guichet SNCF pour changer les billets... ce qui est impossible car se sont des bas tarifs "sans échange ni remboursement". Obligation de racheter de nouveaux titres de transport plein pot - jour J tu m'étonnes - en s'asseyant bien comme il faut sur les autres. Et cerise sur le gâteau, deux billets sur les trois - achetés au prix fort je me répète - sont surbookés, soit sans place attitrée!!! On me dit au guichet que le contrôleur pourra nous indiquer les places disponibles entre chaque arrêt sans gêner les autres usagers, et qu'au pire il y a des banquettes entre les wagons à notre intention. Bon, après vérification, il n'y a PAS ces fichues banquettes. Quant au contrôleur, voici le dialogue tel quel que j'ai eu avec lui: "Bonjour monsieur, j'ai une place sans siège indiqué. - Ouais, ben ça veut dire que le train est complet. - Je comprends bien, mais je peux m'installer où? - Ben, là où il y a de la place". Merci la SNCF! Sur les cinq arrêts vécus, je n'ai eu à changer de place qu'une fois, ça a été au final. Mais quel bordel!

En résumé

Un bateau qui prend feu et au autre avec un octogénaire qui casse sa pipe, un vol partant une heure après son horaire de prétendue arrivée pour cause de problème dans les communications d'urgence, un TGV qui une fois n'est pas coutume part à l'heure et des billets payés au triple pour des places non-attribuées, tout ça parce que mes parents ne voulaient pas faire 2h d'avion. Je crois que la prochaine fois, ils n'auront pas le choix.

VDP